Dossier : Alimentation

Nutri-score

7/4/2021

Le Nutri-Score permet de comparer facilement la qualité nutritionnelle de produits similaires. Un aspect des aliments transformés qui demeurse sinon invisible aux consommateurs non spécialisés en nutrition.

De plus en plus de produits transformés sont mis en vente. Le Nutri-Score permet à tout un chacun de visualiser la qualité nutritionnelle de ces produits – sans devoir déchiffrer la déclaration nutritionnelle. Le Nutri-Score tient compte d’éléments positifs (teneur en fruits et légumes, fibres, protéines, etc.) et des autres moins favorables à la santé (teneur en sucres, sel, acides gras saturés, énergie). Le résultat est montré sur une échelle de cinq couleurs associées à des lettres de A à E. Comme l’étiquette énergie qui permet de choisir un frigo en connaissance de cause, il facilite surtout la comparaison de produits transformés, par exemple de pizzas, de marques différentes.

La FRC et ses consoeurs du SKS et de l’ACSI militent pour l’introduction d’un système de ce type depuis des années et le choix s’est porté sur le Nutri-score, système plébiscité par les consommateurs selon nos sondages. Il a été développé par des scientifiques indépendants et il est soutenu par les autorités françaises, belges, espagnoles, allemandes, néerlandaises, luxembourgeoises et suisses, ainsi que par des groupes de médecins et des organisations de santé publique. Le Nutri-Score est un système d’étiquetage volontaire. Il est combattu par des groupes d’intérêt puissants, opposés à une information transparente sur leurs produits.

Nutri-score: questions-réponses

Comparer avec le Nutri-score

La FRC a également imaginé ce que donnerait le Nutri-score sur sa série 2018 d’analyse des étiquettes.

Mieux décrypter les emballages

Historique

Les consommateurs devraient pouvoir se renseigner facilement sur la qualité nutritive d’un aliment, notamment sa teneur en sucres, graisses et sel. Ces nutriments ont une influence directe sur notre santé. Depuis le 1er mai 2017, la déclaration nutritionnelle est devenue obligatoire en Suisse, avec un délai transitoire de quatre ans. La déclaration nutritionnelle doit bien être indiquée par 100g de denrée afin de permettre la comparaison de produits concurrents.

Toutefois, contrairement à l’Union européenne, il n’est pas obligatoire en Suisse d’informer sur la teneur en sucres d’un aliment, alors que ce composant est l’un des facteurs de risque majeurs du surpoids et des maladies métaboliques dont souffre la population.

Des couleurs pour un choix éclairé

Ces chiffres sont utiles, mais difficiles à évaluer par les personnes non expertes en nutrition. En Europe, deux systèmes d’étiquetage colorés proposent d’aider les consommateurs à voir d’un coup d’œil la qualité nutritionnelle des aliments composés: les feux tricolores britanniques (Traffic Light) qui mettent en évidence la teneur élevée ou basse de quatre nutriments-clés, et le Nutri-score français qui montre sur une échelle de cinq couleurs le résultat global de l’évaluation de plusieurs critères.

Nutri-score: une évaluation globale graduée de tous les nutriments

Traffic Light: des évaluations séparées de quatre nutriments

Le Traffic Light est largement utilisé sur les emballages alimentaires en Grande Bretagne, depuis quelques années déjà. Egalement sur une base volontaire, le Nutri-score a été adopté par le gouvernement français en 2017. Plusieurs fabricants et distributeurs français se sont engagés à l’utiliser dès 2018. Ces deux types d’indicateurs se trouvent sur la face avant des emballages en complément aux informations détaillées sur la face arrière.

Les fabricants proposent leur propre version qui brouille l’info

En 2017, six grands fabricants européens ont commencé à élaborer leur propre système, inspiré du Traffic light. Il est positif que ces entreprises reconnaissent ainsi qu’un étiquetage coloré est supérieur aux « GDA » défendus jusque-là par l’industrie alimentaire. Les problèmes se cachent dans les détails: l’étiquetage proposé est basé sur les portions… décidées par l’industrie elle-même. Une manière de cacher les informations nutritionnelles au lieu de les révéler. Par exemple des céréales pour enfants renfermant un tiers de sucres apparaitront dans ce système-là comme étant neutres pour la santé.

La FRC s’engage pour un étiquetage compréhensible

En 2018, la FRC et ses collègues de l’Alliance des organisations de consommateurs s’engagent en faveur de l’indication du taux de sucres et en faveur de l’étiquetage nutritionnel coloré qui permet aux consommateurs d’évaluer facilement un produit. L’Alliance s’élève contre l’étiquetage nutritionnel des grandes entreprises agroalimentaires européennes et s’engage pour la mise en œuvre du système d’étiquetage nutritionnel qui soit le plus compréhensible pour les consommateurs suisses.

En 2019, l’OSAV soutient la démarche initiée par la FRC et ses alliés SKS et ACSI en Suisse. En avril 2020, Nestlé annonce l’arrivée imminente du Nutri-score sur ses premiers produits, rejoignant plusieurs leaders de l’agro-alimentaire et de la grande distribution. En fait partie Danone, dont on trouve déjà certains produits dans les rayons helvétiques. Aldi va aussi commencer à proposer ce système coloré sur deux marques propres. En juin 2020, Migros et Coop emboîtent finalement le pas à leurs concurrents et annoncent une phase test sur les produits de leur lignes de substituts de viande, ainsi que sur le poisson pour Migros. En avril 2021, Migros annonce vouloir afficher le Nutri-score sur tous ses aliments de marque propre.

Devenez membre

Notre association tire sa force de ses membres

  • Vous obtenez l’accès à l’ensemble des prestations FRC
  • Vous recevez notre magazine FRC Mieux choisir
  • Vous pouvez compter sur notre équipe d’experts pour vous défendre
Devenez membre

Interpellation des grands distributeurs

 
Nous demandons aux distributeurs

  • cesser le marketing agressif sur les fraises, mais également sur d’autres denrées hors saison, que ce soit en rayon ou dans les différentes publications destinées à vos clients (catalogues, magazines, journaux, newsletter, etc.) ;
  • renoncer à disposer les fraises espagnoles aux endroits stratégiques de vos points de vente, à savoir en face de l’entrée, sur des ilots dédiés, ou en tête de gondoles ;
  • ne pas recourir à des mises en scène pour vendre la fraise hors saison (à savoir jusqu’en avril), en l’associant par exemple à de la crème et des tartelettes. Une demande valable aussi pour d’autres denrées, comme les asperges du Pérou associées à de la mayonnaise, viande séchée ou autre ;
  • indiquer clairement, de manière bien visible et transparente le pays de provenance ainsi que les noms des producteurs de fraises importées, que ce soit sur les affichettes qui accompagnent ces fruits en rayon, dans les publicités ou sur le dessus des barquettes ;
  • ne plus utiliser de formulations qui peuvent induire en erreur le consommateur sur la saison de la fraise en Suisse. Une demande valable pour la mise en rayon, ainsi que toute publication ;
  • être en mesure de prouver toute allégation de durabilité concernant l’assortiment.

Les dates de la tournée romande #Ramènetafraise

29.05.21Marché de Boudry (NE)
01.06.21Marché de Neuchâtel (NE)
02.06.21Marché de La Chaux-de-Fonds (NE)
04.06.21Marché de Fleurier (NE)
05.06.21Gare de Lausanne (VD)
12.06.21Gare de Genève (GE)
08.06.21Place fédérale (BE)
12.06.21Marché de Delémont (JU)
15.06.21Gare de Delémont (JU)
19.06.21Marché de Fribourg (FR)
27.09.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
29.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
29.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
09.09.21Semaine du goût Sion (VS)
25.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
26.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
05.10.21Les Jardins du Flon, à Lausanne (VD)
16.10.21Epicerie fine Côté Potager, à Vevey (VD)