Article : Etiquette

Etiquetage nutritionnel avec les feux tricolores

Nutri-score

19.12.2017

Avec cet étiquetage britannique, il est possible de voir d’un coup d’œil si un produit contient beaucoup, moyennement ou peu de sucre, graisses, acides gras saturés et sel.



Après une vaste consultation des milieux intéressés, la Grande-Bretagne a mis en place l’étiquetage nutritionnel tricolore sur la face avant des emballages alimentaires en 2013. Cette indication à interprétation rapide a été complété par l’information chiffrée détaillée qui se trouve sur tous les emballages de l’UE depuis décembre 2016. Le système est unifié et décidé par les autorités, mais son utilisation par les fabricants est volontaire.

Seuls les produits pour lesquels la déclaration nutritionnelle est obligatoire sont concernés. Exclus sont notamment les fruits et légumes frais, la viande crue, le vinaigre, le sel, etc.

Les valeurs limites des couleurs

La couleur verte correspond aux valeurs limites nommées dans la législation alimentaire pour les allégations «faible teneur en» sucres, graisses, acides gras saturés ou sel. En Suisse, ces limites se trouvent dans l’ordonnance concernant l’information sur les denrées alimentaires (OIDAl). Cela correspond à 3g de graisses, 1,5g d’acides gras saturés, 5g de sucres, 0,3g de sel pour 100g d’aliment. Pour les boissons, ces valeurs sont divisées par deux, sauf en ce qui concerne le sel.

La limite entre le jaune et le rouge correspond à un quart des apports quotidiens de référence pour un adulte nommés dans l’Annexe 10 de l’OIDAl. Par exemple jusqu’à 17,5g de matières grasses pour 100g de produit, ce nutriment sera entouré de jaune. Au-delà, il sera rouge. Cette valeur limite est fixée à 5g pour les acides saturés, 22,5g pour les sucres et 1,5g pour le sel, toujours divisée par deux pour les boissons.

Les couleurs sont calculées pour des teneurs par 100g ou 100ml de produit, afin de pouvoir comparer plusieurs produits dans plusieurs contenants et de marques concurrentes. Ce système a été mis en place en collaboration avec l’organisation de consommateurs Which?.

Les complications

Chaque étiquette montre donc quatre surfaces de couleur, une par catégorie (graisses, acides saturés, sucres et sel), qui peuvent chacune être verte, jaune ou rouge, selon la composition du produit. Quand les surfaces présentent des couleurs différentes, le consommateur doit choisir à quel élément il préfère être attentif. C’est lui qui fait l’évaluation finale.

Certains produits comme les margarines ou les fromages sont systématiquement classés en rouge en ce qui concerne les matières grasses. Les consommateurs doivent donc chercher d’autres informations pour comparer ces produits.

La Grande-Bretagne a choisi d’ajouter une information complémentaire et d’inscrire la teneur d’une portion dans l’étiquette colorée. Une démarche qui complique la compréhension de l’étiquette. Chaque couleur est calculée par rapport à la teneur pour 100g de produit, par contre, le chiffre inscrit dans la case colorée indique la valeur d’une portion. Certaines étiquettes indiquent encore le pourcentage de la portion par rapport aux apports de référence. Pas facile de s’y retrouver.

Le compromis

Fortement combattus par les fabricants alimentaires, les feux tricolores britanniques ont dû intégrer des compromis, avant d’être acceptés par de grands distributeurs et par la suite par des fabricants.

Le résultat est une valeur limite relativement élevée pour les sucres, soit 22,5g/100g. Elle est basée sur l’apport de référence de 90g par jour qui intègre aussi bien les sucres ajoutés que les sucres naturellement présents dans des fruits et des produits laitiers. Avant, tout produit contenant 17g de sucres étaient déjà signalé par une couleur rouge.

De leur côté, les consommateurs ont obtenu que les aliments dont les portions font de plus de 100g soit classés en rouge s’ils contenaient plus 21g de graisses, 5g d’acides gras saturés, 27g de sucres ou 1,8g de sel par portion. Ce compromis couvre donc par exemple les yogourts dans des pots de 180g, les plats précuisinés en emballages individuels et les cannettes de boissons de 3,3dl.

Conclusion

Le Traffic Light offre aux consommateurs de précieuses aides à la décision. Toutefois, les compromis ont affaibli son message et il n’est pas toujours facile de faire l’évaluation finale. Un système plus global comme le Nutri-score permet non seulement un jugement plus rapide, mais il tient également compte de davantage de composants nutritionnels.

Plus d’infos :
Front of Pack nutrition labelling guidance

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