Dossier : Santé

Perturbateurs endocriniens

1/8/2017

Ils sont présents partout et si l'on peut difficilement les éviter, il est possible de réduire leur utilisation et le fameux «effet cocktail».

Le système endocrinien c'est quoi?

Le système endocrinien regroupe l’ensemble du réseau hormonal de notre corps. Ce réseau de communication est formé de glandes, d’hormones et de récepteurs qui assurent le bon fonctionnement de notre organisme durant les différentes étapes de notre vie.

Et les perturbateurs?

Les perturbateurs endocriniens sont des molécules chimiques dont une partie ressemble aux hormones naturelles comme les œstrogènes et la testostérone.

Ces substances peuvent entrer en compétition avec les hormones naturellement présentes dans le corps et brouiller ou modifier les messages complexes de ce système de communication.

Et c'est grave?

Il existe de nombreuses substances qui peuvent interférer avec les hormones, dont certaines sont même fabriquées naturellement par certaines plantes. Néanmoins, les molécules chimiques de synthèse sont spécialement dangereuses dans la mesure où notre corps n’est pas à même de les éliminer ni de les modifier pour les rendre inoffensives.

Les femmes enceintes et les enfants en développement sont particulièrement sensibles à ces interférences hormonales.

Que faire?

L’objectif de se passer totalement de tout produit contenant des perturbateurs endocriniens est presque illusoire aujourd’hui.

En revanche, on peut clairement les identifier et limiter leur quantité.

L’application FRC Cosmétiques vous signale immédiatement la présence de molécules problématiques et vous fournit des alternatives le cas échéant.


Voici la liste des substances à éviter ainsi que leurs effets et leurs risques sur la santé.

Substances à éviter

En bref

Compromis peu satisfaisant

02.10.2017 La Commission européenne a affiné sa définition des perturbateurs endocriniens. Mais elle reste toujours peu favorable à la santé du consommateur. Au lieu de créer un système permettant d’intervenir sur des substances «avérées», «présumées» et «suspectées», à la manière des substances cancérogènes, le texte reconnaît uniquement les deux premiers échelons. Or les perturbateurs endocriniens ne peuvent pas être jugés avec des outils de toxicologie classique, car ils affectent l’équilibre hormonal même en dosage infime ou par effet cocktail (cumul de substances). Le niveau de preuve exigé avant le retrait d’un pesticide perturbateur est donc trop élevé.

Contre la manipulation lobbyiste

01.12.2016 Pour défendre une réglementation stricte des perturbateurs endocriniens dans l’Union européenne, 100 scientifiques européens et américains sont montés au créneau pour dénoncer la déformation des preuves scientifiques par les industriels.

«Le projet d’établir une réglementation de ce type dans l’Union européenne est activement combattu par des scientifiques fortement liés à des intérêts industriels, produisant l’impression d’une absence de consensus, là où il n’y a pourtant pas de controverse scientifique», estiment les chercheurs dans une tribune parue dans Le Monde.

Selon eux, «la très grande majorité des scientifiques activement engagés dans la recherche des causes (de l’augmentation des maladies en lien avec le système hormonal) s’accordent pour dire que plusieurs facteurs y contribuent, dont les produits chimiques capables d’interférer avec le système hormonal».

Une réglementation efficace diminuant l’exposition des consommateurs aux substances suffirait. Malheureusement, l’Union européenne peine à définir les perturbateurs endocriniens et donc à permettre de réglementer leur commercialisation.

Devenez membre

Notre association tire sa force de ses membres

  • Vous obtenez l’accès à l’ensemble des prestations FRC
  • Vous recevez notre magazine FRC Mieux choisir
  • Vous pouvez compter sur notre équipe d’experts pour vous défendre
Devenez membre