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Puériculture

Jouets ludiques et chimiques

La FRC a confié 100 articles de jeu et de puériculture à l’Université de Lausanne pour analyses. Près de la moitié contiennent un ou plusieurs types de bisphénols, des substances potentiellement nocives.

Maison et loisirs Loisirs Santé Substances indésirables

Archive · 08 mars 2022

Pour le grand public, le terme «bisphénol» renvoie instantanément au bisphénol A. Utilisé depuis longtemps dans la production de polycarbonates et fortement médiatisé, ce composé est interdit dans les biberons depuis 2017. Pour les jouets, une limite de migration est fixée à 0,04 mg par litre. Comprenez par là qu’un jouet plongé dans un liquide un temps donné ne doit pas laisser filer plus de 0,04 mg de bisphénol A par litre. Pourquoi ces réglementations? Parce que le bisphénol A est un perturbateur endocrinien et que les enfants sont une population particulièrement vulnérable.

Pour les scientifiques, cette substance se décline au pluriel. Il n’existe pas un mais une multitude de bisphénols, tous accompagnés d’une lettre ou deux. Cette famille de molécules possède une structure commune. Toutefois, contrairement au A – et, plus récemment, au S, également classé comme perturbateur endocrinien mais pas encore limité dans les biberons et jouets – les autres bisphénols demeurent peu connus et peu étudiés. Or toutes ces substances peuvent entrer dans la composition d’articles en plastique, même ceux destinés aux tout-petits. Quand bien même leurs similitudes structurelles avec le bisphénol A laisseraient présager des propriétés semblables.

Jouets, articles de puériculture, accessoires pour la baignade: une méthodologie visant à reproduire le plus fidèlement possible une utilisation réelle (lire protocole de test) a permis de rechercher
11 types de bisphénols. À des degrés divers, la présence d’une ou de plusieurs de ces substances touche toutes les catégories de produits. Heureusement, 54 échantillons sur 100 sont épargnés. Tour d’horizon des résultats.

 

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