Allégations

Naturel, vraiment?

Qui n’a pas déjà été attiré par un produit dont l’emballage indique les mots «naturel», «nature» ou autre terme similaire, au motif qu’il pourrait être meilleur pour la santé ou l’environnement? Les rayons alimentation, textile, cosmétiques et produits ménagers en sont envahis. Mais au fait, c’est quoi un produit dit «naturel»?

Alimentation Emballages et étiquetage Nourriture et boissons Enjeux collectifs Impact environnemental Transparence Maison et loisirs Entretien Pub et arnaques Publicité mensongère Santé Cosmétiques Substances indésirables

Archive · 05 octobre 2022

Denrées | La loi ne fixe que très peu de cadre. Fait exception l’«eau minérale naturelle», dont la dénomination spécifique est soumise à des conditions strictes. Quant aux arômes, ils sont qualifiables de naturels s’ils ont été obtenus au moyen de substances aromatisantes issues de la nature.

Cosmétiques et produits de soin | La loi est trop vague. De plus, elle ne tient pas compte de l’exposition cumulée à des molécules indésirables. Un exemple? Un gel douche qui s’annonce comme naturel (voir notre série Durablabla). La FRC le répète sans cesse: les agents irritants, allergènes, perturbateurs endocriniens et autres nanoparticules sont autorisés par la loi, mais à titre individuel. Or c’est l’effet cocktail qui pose problème; chacun utilise une dizaine de produits chaque jour et durant toute sa vie.

Produits de lessive et de nettoyage | Ils tombent sous le coup d’une législation différente de celle des denrées et cosmétiques. Laquelle ne contraint même pas les fabricants à indiquer la composition détaillée. Les détergents doivent toutefois mentionner les effets nocifs potentiels sur la santé. Leur étiquetage est donc lacunaire et l’allégation «naturel» n’est pas encadrée. Un comble, alors que certains ingrédients sont nocifs pour l’environnement et susceptibles de provoquer des réactions allergiques ou des problèmes respiratoires.

Le consommateur ne peut donc pas se fier les yeux fermés à l’allégation «naturel». Elle n’offre que très peu de certitudes en termes de composition ou de mode de production. Sa présence pourtant a tendance à influencer l’acte d’achat. Images et couleurs sur l’emballage accentuent l’impact sur le choix du client mais c’est donc surtout un marketing payant pour l’industrie!

La FRC se bat depuis des années pour davantage de transparence en matière d’étiquetage, afin notamment que ce type d’allégation soit clairement défini dans la loi. Entretemps, savoir que le terme naturel n’offre aucune garantie, c’est avoir une dose de méfiance. Le plus important: lire l’étiquette du produit et privilégier les listes d’ingrédients courtes. Et pourquoi pas comparer au rayon avec un ou deux articles du même type, dont l’emballage ne mentionne pas le terme «naturel»? On peut être surpris!

En exemples

Crème d’or Cappuccino & Chocolat, c’est «100% d’ingrédients naturels». Pourtant, le troisième ingrédient de la liste est du sirop de glucose-fructose, un composé sucrant industriel. On y trouve aussi du glucose, de l’inuline et de l’extrait de chicorée… D’autres glaces ne mettant pas en avant cet argument ont une composition bien meilleure!

La Sardine nature, un produit brut, vraiment? Le dos de la boîte indique qu’elle contient du citron, du sel et… un «arôme» naturel. Mais lequel?

Des pastilles pour lave-vaisselle «Powered By Nature» et estampillées Oecoplan. Mais la composition détaillée brille par son absence, alors que les avertissements liés aux effets sur la santé sont indiqués.

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