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Dossier : Contaminants alimentaires

Molécules indésirables dans les aliments

30/3/2019

Bisphénol A, dioxine, encres, acrylamide, ESBO, PCB, Mercure. Autant de particules qui se retrouvent dans notre assiette. Pour la FRC, la lutte contre ces contaminants est une priorité.

Leurs origines sont multiples. Pour l’acrylamide, cancérogène, il est issu d’une cuisson à haute température d’un aliment contenant de l’amidon. Pour le Bisphénol A, ce perturbateur endocrinien est utilisé comme additif dans les plastiques. La dioxine, quant à elle, peut se retrouver dans la viande en cas de contamination du fourrage par ces substances polluantes omniprésentes dans l’environnement. Enfin, les esters glycidyliques d’acides gras sont des contaminants générés lors du raffinage des huiles végétales, surtout de palme. Et ces quelques exemples ne sont que la pointe de l’iceberg en matière de contaminants alimentaires.

Dossier sur l’acrylamide

Les dangers

Dans le cas des substances se trouvant dans les films plastiques, les cartonnages et les boîtes qui emballent nos aliments, le Chimiste cantonal de Zurich, spécialiste européen du domaine, estime à 100 000 les substances pouvant passer de l’emballage au produit. Fait inquiétant, la plupart d’entre elles n’ont pas encore été analysées et seules 1500 ont pu être certifiées non toxiques.

Pour le cas des esters glycidyliques, des contaminants de processus, les experts de l’EFSA – l‘Autorité européenne de sécurité des aliments – les évaluent comme étant si problématiques qu’ils n’ont fixé aucun seuil de sécurité tolérable.

En ce qui concerne les hydrocarbures saturés d’huile minérale (MOSH) et les hydrocarbures aromatiques d’huile minérale (MOAH), issus des encres et des adhésifs des emballages alimentaires, ces contaminants issus du pétrole brut migrent dans les aliments et risquent de s’accumuler dans le corps (ANSES, EFSA).

Et quand bien même l’exposition à ces substances se situe en dessous des seuils légaux, il ne faut pas perdre à l’esprit le fameux «effet cocktail». Selon les autorités, il est difficile de vérifier comment les différentes substances interagissent entre elles dans le corps humain et l’environnement. Etape importante pour les consommateurs en mars 2019: l’EFSA a mis au point une méthodologie spécifique pour évaluer les effets potentiels combinés de mélanges de produits chimiques dans l’alimentation humaine et animale.

Mieux comprendre les risques pour l’être humain, l’animal et l’environnement face aux produits chimiques? L’EFSA dispose d’un site animé pour expliquer les effets d’une exposition à de multiples substances.

La problématique

Les autorités peinent à réagir pour faire interdire ces substances. Par exemple, le Bisphénol A (ou BPA), pourtant reconnu comme perturbateur endocrinien, ne présenterait selon l’Office fédéral de la santé publique pas de risque car l’exposition de la population serait assez faible. Pourtant, les perturbateurs endocriniens agissent justement déjà à faible dose. D’autres pays ont pris des mesures plus énergiques: cette substance est interdite en France (ainsi que dans d’autres pays) depuis 2015. Dans l’Union européenne, le BPA a disparu des contenants alimentaires destinés aux jeunes enfants. La frilosité des autorité s’explique en partie par le fait que les options proposées en cas d’interdiction d’une substance peuvent s’avérer aussi néfastes, voire plus, que le produit banni.

Comment diminuer les risques

Adapter le mode de préparation pour éviter d’ajouter des contaminants dans les denrées alimentaires.

  • Avant d’utiliser un ustensile au micro-ondes, vérifier s’il est compatible avec cet usage (indication du fabricant) et s’il est en bon état.
  • Ne pas chauffer au micro-ondes des emballages destinés à un usage unique (barquettes).
  • Privilégier un chauffage plus long, à faible puissance.
  • Eviter de chauffer les biberons au micro-ondes, la chaleur augmente le risque de migration de substances indésirables dans le lait. Par ailleurs, la température hétérogène du liquide risque de brûler l’enfant.
  • Eviter d’emballer et de chauffer des aliments acides dans de la feuille d’aluminium. L’acidité augmente la migration d’aluminium dans les aliments.

Les contaminants légiférés

Résidus de pesticides: Ordonnance du DFI sur les limites maximales applicables aux résidus de pesticides présents dans ou sur les produits d’origine végétale ou animale (OPOVA)

Résidus de médicaments vétérinaires: Ordonnance du DFI sur les résidus de substances pharmacologiquement actives et d’additifs pour l’alimentation animale dans les denrées alimentaires d’origine animale (ORésDAlan)

Contaminations environnementaux ou de processus: issues de plantes (toxines endogènes comme l’acide érucique, cyanure d’hydrogène, tétrahydrocannabinol), moisissures (mycotoxines comme les aflatoxines, etc.), transformation (3-MCPD, etc.), agriculture (nitrates, etc.), matériaux (hydrocarbures aromatiques polycycliques, mélamine, etc.), environnement (métaux lourds, dioxines, PCB, radioactivité, etc.): Ordonnance sur les teneurs maximales en contaminants (OCont)

Résidus issus des matériaux de contact (emballages, vaisselle, etc.): Ordonnance sur les matériaux et objets destinés à entrer en contact avec les denrées alimentaires (ordonnance sur les matériaux et objets) et 3 annexes publiées à part Annexe 2 Annexe 9 Annexe 10

Exigences concernant l’eau potable : ordonnance sur l’eau potable et l’eau des installations de baignade et de douche accessibles au public (OPBD)

Exigences particulières concernant les aliments pour bébés (interdiction et limitation des résidus de certains pesticides): Ordonnance du DFI sur les denrées alimentaires destinées aux personnes ayant des besoins nutritionnels particulier (OBNP)

Radioactivité en lien avec des évènements spécifiques: Ordonnance Tchernobyl, Ordonnance de l’OSAV sur l’importation de denrées alimentaires originaires du Japon

Pentachlorophénol en lien avec un produit spécifique: Ordonnance de l’OSAV régissant l’importation de gomme de guar originaire ou en provenance d’Inde

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Interpellation des grands distributeurs

 
Nous demandons aux distributeurs

  • cesser le marketing agressif sur les fraises, mais également sur d’autres denrées hors saison, que ce soit en rayon ou dans les différentes publications destinées à vos clients (catalogues, magazines, journaux, newsletter, etc.) ;
  • renoncer à disposer les fraises espagnoles aux endroits stratégiques de vos points de vente, à savoir en face de l’entrée, sur des ilots dédiés, ou en tête de gondoles ;
  • ne pas recourir à des mises en scène pour vendre la fraise hors saison (à savoir jusqu’en avril), en l’associant par exemple à de la crème et des tartelettes. Une demande valable aussi pour d’autres denrées, comme les asperges du Pérou associées à de la mayonnaise, viande séchée ou autre ;
  • indiquer clairement, de manière bien visible et transparente le pays de provenance ainsi que les noms des producteurs de fraises importées, que ce soit sur les affichettes qui accompagnent ces fruits en rayon, dans les publicités ou sur le dessus des barquettes ;
  • ne plus utiliser de formulations qui peuvent induire en erreur le consommateur sur la saison de la fraise en Suisse. Une demande valable pour la mise en rayon, ainsi que toute publication ;
  • être en mesure de prouver toute allégation de durabilité concernant l’assortiment.

Les dates de la tournée romande #Ramènetafraise

29.05.21Marché de Boudry (NE)
01.06.21Marché de Neuchâtel (NE)
02.06.21Marché de La Chaux-de-Fonds (NE)
04.06.21Marché de Fleurier (NE)
05.06.21Gare de Lausanne (VD)
12.06.21Gare de Genève (GE)
08.06.21Place fédérale (BE)
12.06.21Marché de Delémont (JU)
15.06.21Gare de Delémont (JU)
19.06.21Marché de Fribourg (FR)
27.09.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
29.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
29.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
09.09.21Semaine du goût Sion (VS)
25.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
26.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
05.10.21Les Jardins du Flon, à Lausanne (VD)
16.10.21Epicerie fine Côté Potager, à Vevey (VD)