Dossier : Alimentation

Observatoire du sel

22/5/2017

Les spécialistes de la santé sont formels: trop de sel nuit à la santé. Pourtant en Suisse, on consomme le double de la quantité recommandée, surtout à cause des aliments tout prêts. La FRC vous aide à faire les bons choix.

Un enjeu de santé

Le sel de cuisine ajouté aux mets ou caché dans les plats tout prêts est la principale source de sodium dans notre alimentation, même si le glutamate, les sels de fonte, etc. en apportent aussi.

En consommer trop contribue à l’hypertension artérielle et à un risque accru de maladie cardiovasculaire, d’accident vasculaire cérébral et d’infarctus. Pour gagner une année supplémentaire de vie en bonne santé, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande de ne pas dépasser l’équivalent de 5g de sel par jour.

Réduire sa consommation

Pour diminuer leur ration quotidienne de sel, les consommateurs suisses dépendent des fabricants alimentaires, car environ 70 à 80% du sel consommé provient des produits préparés. Dans certains aliments, le sel sert à la conservation – comme le fromage -, d’autres sont salés pour flatter le palais ou pour compenser une production de moindre qualité (repas et sauces précuisinés, fromage bas de gamme, pain levé rapidement).

Afin de laisser de côté certains aliments, il est utile de connaître leur teneur en sel. La déclaration nutritionnelle sur les emballages donne cette indication; le calculateur nutritionnel de la FRC permet d’évaluer rapidement ce chiffre, afin de savoir s’il est bas ou au contraire élevé. Sans accès direct à internet, le dépliant à commander à la FRC, ou à télécharger et imprimer, est également un outil utile qui donne des repaires.

Les tests de la FRC permettent par ailleurs de savoir quels produits contiennent du sel, et en quelle quantité. Afin de faire les bons choix, nous avons passé au crible les pains toast, sauces à salade, soupes estivale et mélanges de poivre… la liste est complétée régulièrement.

Il est également possible de s’habituer à manger moins salé en laissant de côté la salière. Selon menuCH, 52% des personnes montrent que c’est possible et ne rajoutent jamais de sel à table.

Comment absorber assez d’iode, malgré la réduction de sel

Consommer suffisamment d’iode est essentiel pour le bon fonctionnement de la thyroïde, notamment dans le but de contrer l’effet de certains perturbateurs endocriniens. La lecture attentive des étiquettes permet de choisir les aliments assaisonnés au sel iodé.

Intervenir auprès des fabricants

La FRC utilise également ses tests pour demander aux fabricants d’améliorer leurs produits, dans le but de soutenir la Stratégie sel de la Confédération.

Quelques éléments de notre combat:

Les fabricants réduisent bien la teneur en sel de certains produits, notamment dans le cadre des engagements Actionsanté, mais pas de tout leur assortiment. L’effort doit continuer.

Pour une meilleure déclaration

La FRC intervient auprès des autorités afin que la déclaration nutritionnelle devienne obligatoire pour toutes les denrées préemballées. Après l’Union européenne où cette indication est obligatoire depuis fin 2016, la Suisse a suivi en 2017 avec un délai transitoire jusqu’au 1er mai 2021.

Toutefois, seul un étiquetage nutritionnel coloré sur la face avant de l’emballage (feux tricolores) permettrait de se faire rapidement une opinion au moment de choisir son aliment. La FRC s’est engagée en faveur de cet étiquetage transparent, mais les négociations continuent.

Devenez membre

Notre association tire sa force de ses membres

  • Vous obtenez l’accès à l’ensemble des prestations FRC
  • Vous recevez notre magazine FRC Mieux choisir
  • Vous pouvez compter sur notre équipe d’experts pour vous défendre
Devenez membre