Article : Tromperies alimentaires

Zoom sur le pesto alla genovese

Mieux décrypter les emballages

1.12.2014, Photo: Jean-Luc Barmaverain

Septième volet de notre série consacrée aux belles promesses que vantent les emballages. Ici, on nous vend des ingrédients de qualité alors qu'ils sont principalement low-cost.



Une assiette de pasta e pesto alla genovese prolonge le temps des vacances. Un plat simple aux saveurs riches, composées d’un bouquet de basilic, d’huile d’olive, de parmesan, de pecorino, de pignons et d’ail qui mettent l’eau à la bouche… En achetant un pot de sauce venu tout droit d’Italie, le consommateur s’attend à y trouver les mêmes ingrédients de qualité.

Hélas, trois fois hélas, l’huile de tournesol remplace l’olive extravierge, les noix de cajou se substituent aux pignons de pin, et le Grana Padano tient lieu de Parmigiano Reggiano. En clair, le bocal renferme trois variantes low-cost des principaux composants de base, puisqu’elles coûtent jusqu’à respectivement 90%, 70% et 30% moins cher que les produits d’origine. Une demi-cuillère à café d’huile d’olive (1%) sert d’alibi, les autres composants se camouflant sous l’appellation «arômes naturels», dont la nature justement reste inconnue.

Quant aux feuilles de basilic, inutile de rêver qu’elles viennent de Ligurie; si c’était le cas, l’étiquetage le mettrait en avant, comme il le fait pour les fromages. Bref, l’an prochain, profitez de la pleine saison pour faire votre pesto vous-même: c’est très facile et vous aurez l’assurance de consommer des ingrédients de premier ordre.

Retour au dossier sur les tromperies alimentaires.

B. P.

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