Swissness

Un peu plus de clarté pour les consommateurs

L’appellation «suisse» ne pourra plus être utilisée sur une glace aux framboises quand ces dernières viennent d’Espagne. En effet, lorsqu’un ingrédient donne son nom à une denrée et qu’il peut être produit en Suisse, il ne sera plus possible d’obtenir une exception à la loi Swissness.
Alimentation Emballages et étiquetage

Archive · 25 avril 2018

Le principe de base de la législation Swissness permet de signaler par une croix suisse toute denrée alimentaire élaborée en Suisse dont 80% des matières premières sont d’origine helvétique. Cette règle est malheureusement affaiblie par de nombreuses exceptions peu compréhensibles pour les consommateurs. La première raison invoquée lors de ces demandes est l’absence de l’ingrédient souhaité en quantité suffisante dans le pays. Egalement, le fait que ce dernier existe mais que ses caractéristiques ne correspondent pas exactement aux besoins du processus de fabrication. Ces exceptions sont accordées par les autorités, en tenant compte des recommandations des branches de production et d’un groupe d’experts dont la FRC fait partie.

Suite aux travaux de ce groupe d’experts, le guide pour obtenir ces exceptions a été mis à jour.

A partir de 2018, les justifications à fournir par le fabricant doivent être plus détaillées, que ce soit au niveau des quantités globales mises sur le marché ou de l’emballage individuel pour le consommateur final. De quoi aussi rendre les analyses du groupe d’experts plus pertinentes.

Autre bonne nouvelle: il ne sera plus possible d’obtenir une exception pour un ingrédient qui donne le nom au produit, comme par exemple la purée de framboise dans la glace à la framboise. Le risque de tromperie des consommateurs est ainsi diminué.

Si la récolte est exceptionnellement mauvaise comme pour les pommes en 2017, les fabricants peuvent utiliser des fruits importés dans leur compote pendant un temps limité. Aux yeux de la FRC, ils devraient toutefois indiquer ce changement sur l’étiquette, même de manière transitoire. Zweifel l’avait fait de manière exemplaire sur les paquets de chips après une mauvaise récolte de pommes de terre suisses: un autocollant renseignait les consommateurs.

Malgré tous les efforts produits, le problème de base subsiste: il est impossible pour un consommateur lambda de savoir quel ingrédient est finalement suisse et lequel est importé. Seule une indication systématique de la provenance de l’ingrédient principal peut soulever ce voile.

 

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