Antibiorésistance

Ordonnance sur les médicaments vétérinaires: peut mieux faire!

Clarification des responsabilités, interdictions des stocks: la nouvelle loi propose des solutions qui vont dans le bon sens contre le développement de l'antibiorésistance. Mais elle est perfectible.
Alimentation Agriculture Santé Médicaments Sécurité alimentaire

Archive · 04 mai 2016

Il y a du mieux, mais le rapport décrit quand même comment prescrire des antibiotiques à tout un groupe de volailles -shutterstock.com

La révision de l'Ordonnance sur les médicaments vétérinaires (OMédV) est sous toit. Et elle apporte des solutions intéressantes. Par exemple, la prescription électronique des médicaments permettra enfin d’avoir une meilleure vue d’ensemble pour intervenir efficacement au bon endroit. Autre bonne nouvelle, en ce qui concerne les médicaments mélangés aux aliments, la responsabilité du vétérinaire et la fonction de contrôle et de surveillance de la Confédération et des cantons sont clarifiés. La formation continue obligatoire des vétérinaires responsables va par ailleurs permettre d’actualiser régulièrement leurs connaissances sur les résistances aux antibiotiques.

En revanche, la formation continue des exploitants est restée en rade et doit être intégrée dans le texte lors du second paquet de mesure.

Moins de stocks d’antibiotiques dans les exploitations

Élément très positif de cette révision: il ne sera plus possible d’entreposer dans les fermes des stocks d’antibiotiques en vue de traitements prophylactiques. De tels stocks pourront seulement être constitués pour le traitement de cas isolés, usages qui devront être documentés pour preuve. Par ailleurs, une restriction encore plus stricte sera appliquée aux antibiotiques critiques.

Des animaux robustes pour diminuer le recours aux médicaments

De son côté, la FRC avait demandé que l’usage de ces antibiotiques critiques soit réservé au dernier recours en santé humaine à cause du risque de développement de bactéries résistantes. Bio Suisse montre que c'est possible en mettant cette restriction en place dès 2017.  Les autorités ont pour leur part préféré une solution moins contraignante en autorisant l’usage de ces substances de façon très limitée, après un examen clinique des animaux malades. Cette décision peut être justifiée quand il s’agit de ne pas faire souffrir un animal parce qu’un autre antibiotique se serait avéré inefficace. Toutefois, sous prétexte qu’il n’existerait actuellement pas d’alternative, le rapport explicatif décrit comment continuer à prescrire ces antibiotiques à tout un groupe de volailles ou à des vaches présentant des risque d'infection. Ces traitements continueront donc de susciter le développement de bactéries résistantes... sauf si on favorisait enfin des variétés d’animaux plus robustes et des conditions d’élevage plus saines, éléments promis dans la stratégie nationale contre la résistance aux antibiotiques.

En savoir plus:
Dossier FRC sur les antibiorésistances
Réponse de la FRC à la consultation sur l'OMédV
Médicaments vétérinaires (Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires)

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