Permanence FRC

Obligo en tête des dénonciations en 2014

L'an passé, 10'400 personnes ont sollicité les conseils de la FRC. A quoi s'ajoutent 5285 dénonciations en ligne, la grande majorité pour non-respect de l'astérisque.
Pub et arnaques Arnaques Droit et contrats Argent Factures et poursuites Services

Archive · 27 janvier 2015

La Permanence et les Bureaux Conseil ont, comme chaque année, eu fort à faire. Vous avez en effet été environ 10 400 à nous solliciter par mail (48%), par téléphone (39%) par courrier (9%) et en nous rendant visite (4%). Il convient d’ajouter à ces chiffres les 5285 dénonciations reçues en ligne, toutes en lien avec des pratiques déloyales, dont 91% rien que pour le non-respect de l’astérisque. Rappel en chiffres.

La plainte numéro un

L’abonnement non sollicité à des sites pour adulte
Le feuilleton de l’année a été sans conteste celui lié aux abonnements payants à des sites pornographiques contractés "à l’insu de leur plein gré" par plusieurs centaines de Suisses. Le scénario est simple: en surfant sur son smartphone, une fenêtre ou un message publicitaire apparaît soudainement. En voulant le fermer, s’active sans qu’on le sache, un abonnement payant à des vidéos pornographiques. Comme aucune donnée n’a été transmise, l’étonnement est d’autant plus grand, quand, trois jours plus tard, le consommateur piégé se fait appeler sur son portable par Obligo (auparavant Paypay) pour se voir demander son adresse. Le but de l’appel: lui envoyer une facture pour un abonnement mensuel de 79 fr./mois. Rien qu’en Suisse romande nous avons recensé plus de 350 plaintes. On les imagine beaucoup plus nombreuses, car beaucoup hésitent à dénoncer publiquement ce «contrat» plutôt gênant. L’affaire a été non seulement fortement médiatisée, mais également dénoncée à la justice, d’abord par le Seco en mai auprès du Ministère public zurichois, puis par la FRC en juin et en septembre à Genève. Outre-Sarine, après avoir rendu une ordonnance de classement, faute de preuves suffisantes pour condamner les acteurs, le procureur vient de rouvrir le dossier. Espérons que, du côté de Genève, l’instruction parvienne à mettre au jour par quel biais, à partir de l’adresse IP d’un téléphone portable, les auteurs arrivent à obtenir un numéro de portable jamais communiqué! Affaire à suivre.

Le comportement le plus dénoncé

027-001-CVEA-2
Le quinté des pratiques les plus dénoncées

Le démarchage téléphonique
Douze des dix-sept plaintes pénales déposées par la FRC en 2014 ont sanctionné des démarches téléphoniques illicites. Le non-respect de l’astérisque en a été la principale cause, mais également des techniques de vente particulièrement agressives. Courtiers en assurance maladie, vendeurs de systèmes d’alarme et de vin, call centers bien souvent basés à l’étranger ont été les cibles de la FRC en cette année écoulée. Petit rappel, pour pouvoir dénoncer ce type d’appels: il faut avoir mis l’étoile dans l’annuaire signifiant que vous ne voulez pas d’appels publicitaires. Donc tous à vos astérisques!

La branche la plus décriée

Les télécoms
Tirs groupés des opérateurs téléphoniques qui se partagent les rangs 2 à 5 des sociétés les plus critiquées. Relevons que, cette année, Sunrise a cédé sa place de plus mauvais élève à Orange. Cela récompense les efforts fournis par l’opérateur pour répondre au mieux aux besoins des consommateurs. En revanche, Orange a vécu une année 2014 que l’on peut presque qualifier d’annus horribilis. Le changement de système de facturation a mis à mal la patience de très nombreux clients: retards et bugs en tous genres ont rythmé chacune des quatre saisons.

L’outsider

Un nouveau venu parmi les fâcheux
Pratiques et tarifs des maisons de recouvrement, facturation de la facture papier (prestation à 3 fr. chez UPC-Cablecom notamment!) et SMS surtaxés ont fait réagir beaucoup de Romands mécontents. Mais le nouveau venu dans ce cercle plus ou moins fermé est Postfinance, qui s’est mis un autogoal en voulant mélanger les genres (diffusion d’offres publicitaires ciblées en fonction de vos habitudes d’achat). Cette pratique en a choqué plus d’un, obligeant Postfinance à faire un pas en arrière.

Fausses actions
Conforama passe à la caisse

12 mois d'enquête et 6 ans de procédure judiciaire. L'enseigne versera 1,5 million à la collectivité pour des fausses promotions repérées et dénoncées par la FRC.
SI

Continuer ma lecture

Sucreries aux caisses - hero

Sucreries aux caisses

99% des aliments pour enfants vendus aux caisses sont déconseillés par l’OMS

Les caisses des supermarchés exposent massivement les consommateurs, en particulier les enfants, à des produits malsains. La FRC a analysé plus de 2500 denrées situées près des sorties de 30 magasins en Suisse romande. Face à l’augmentation préoccupante du surpoids et de l’obésité chez les jeunes, il est urgent de prendre des mesures afin de modifier ce marketing irresponsable.
04 mars 2026 Sucreries aux caisses, stop!
Conforama

Prix barrés

1,5 million de francs pour de fausses actions: les dessous d'une saga judiciaire

Le public suisse est friand d'actions et d'offres promotionnelles, d'autant plus qu'elles sont fréquentes. Ce qu'il ignore souvent, c'est qu'elles sont peu régulées. Mais quand elles se révèlent fausses, elles deviennent aussi l'une des sources principales de plaintes à la FRC. Au point de pousser l'association à enquêter dès 2016 pour mettre fin à ces pratiques. Un effort qui aboutit à une condamnation de Conforama, sur le point de verser un montant historique de 1,5 million de francs à l'État de Vaud pour compenser les gains indus réalisés via des promotions trompeuses. À l'occasion du 15 mars, la Journée des droits des consommateurs, la FRC raconte les coulisses d'une saga judiciaire inattendue de plus de dix ans et pleine de rebondissements.
14 mars 2026 Fausses actions