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Nutri-Score: ce n’est pas le moment de lâcher l’affaire
La déclaration nutritionnelle est obligatoire depuis 2017. Mais la Suisse peine toujours à rendre l’étiquetage clair et accessible à tous.
30 juin 2026
Juliette Ivanez
Responsable Alimentation
Contrairement à ce que les géants de l’agroalimentaire aimeraient faire croire, de nombreuses marques et même des distributeurs plébiscitent le Nutri-Score. En tête, Lidl et Aldi, qui, au moins dans le discours, affichent leur soutien au logo nutritionnel. Et les consommateurs? Qui prend la peine de leur demander constatera qu’ils restent largement favorables à cet étiquetage qui fait gagner du temps – et parfois de l’argent – en rayon.
La FRC défend le Nutri-Score, le considérant comme un outil de référence qui rend l’offre plus lisible.
Juliette Ivanez
Responsable Alimentation et prévention
Nestlé, qui dit soutenir le Nutri-Score en Europe, l’a pourtant retiré de ses produits vendus exclusivement en Suisse. Est-ce la peur d’une mauvaise note pour Cailler, Thomy et Nestea, entre autres? Les fabricants ayant la latitude d’utiliser cette notation sur une partie de leurs marques, beaucoup ne semblent l’afficher que lorsque la couleur leur convient. Pour la transparence de l’information, on repassera: raison de plus pour exiger une utilisation généralisée et obligatoire du logo. La France pourrait bien être la première à franchir le pas, avec une proposition de loi transpartisane et portée par une coalition très large de la société civile.
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