Additifs alimentaires

Colorants: Berne met les points sur les "E"

La Suisse rattrape un peu son retard en matière de sécurité alimentaire, abaissant les quantités maximales admises pour trois colorants, E 104 (jaune de quinoléine), E110 (jaune orangé S) et E124 (Ponceau 4R, rouge cochenille A).
Alimentation Nourriture et boissons Nutrition

Archive · 01 novembre 2012

Photo Shutterstock / Ruth Black

Suite à la réévaluation des colorants E104, E110 et E124 par les experts de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), la teneur maximale admise dans les aliments va être réduite en Europe dès juin 2013.

Les experts estiment que la quantité ingérée par les consommateurs est actuellement beaucoup trop élevée. Ils ont par exemple évalué qu’il fallait diviser par vingt la dose journalière admissible pour le jaune de quinoléine (E104). Les produits qui peuvent contenir ces colorants sont par exemple les confiseries, les chewing-gums, les "toppings" et les boissons aromatisées, mais également la moutarde, le surimi ou le cidre.

La volonté de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) de mettre rapidement en place en Suisse les mêmes limitations qu’en Europe rassure la FRC. Dans le même dossier, la Suisse n’avait pas suivi les voisins européens quand il s’agissait d’avertir les parents concernant ces mêmes colorants, soupçonnés de provoquer l’hyperactivité chez les enfants.

Depuis l’été 2010, les produits européens contenant des colorants azoïques ou du jaune de quinoléine doivent porter la mise en garde «peut avoir des effets indésirables sur l’activité et l’attention chez les enfants».

Été 2010, la FRC avait trouvé ces colorants dans 19 sur 55 produits destinés aux enfants. Certains de ces produits contenaient un cocktail de quatre colorants. Entre temps, grâce à l’influence de nos voisins, de nombreux produits ont été retirés des rayons ou leur composition est changée, mais il est toujours possible d’utiliser les additifs incriminés. Un coup d’œil critique sur l’étiquette est donc toujours indiqué.

 

Plus d’informations dans le bulletin N° 44/12 de l'OFSP

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