Consultation

Cassis de Dijon: les autorités ajoutent un semblant de transparence

Les autorités proposent d'informer sur les denrées qui ont été produites en Suisse sans devoir respecter les prescriptions de notre pays. La FRC salue l'intention, mais estime qu'il faut également informer sur les produits déjà autorisés.
Alimentation Nourriture et boissons Emballages et étiquetage

Archive · 24 février 2016

La FRC exige de la transparence pour toutes les denrées élaborées en Suisse - Shutterstock.com

Depuis que la Loi sur les entraves techniques du commerce autorise de produire en Suisse des aliments selon des normes étrangères non conformes au droit suisse, la FRC a fait savoir que les consommateurs doivent en être informés pour ne pas être induits en erreur. Car il est perturbant que des denrées élaborées localement puissent ne pas respecter les prescriptions nationales. La FRC avait donc demandé que le non-respect des prescriptions helvétiques soit obligatoirement mentionné sur les étiquettes (2009, 2014, 2015). Ce problème a été reconnu par les autorités. La solution pour y remédier: mentionner sur l'étiquette si un produit suisse a été fabriqué selon les prescriptions d'un autre pays.

Transparence partielle

La FRC approuve l'intention d'amener enfin de la transparence sur ce type de denrées. Toutefois, la formulation proposée est moins claire que ce que votre association avait demandé: la mention du non-respect des prescriptions suisses. Cette information permet aux consommateurs de reconnaître ces produits et éventuellement de ne pas les acheter.

Analysant les 39 décisions de portée générale déjà émises pour des denrées alimentaires, la FRC est arrivée à la conclusion que la moitié d'entre elles a amené une baisse de la qualité qui n’était pas identifiable par les consommateurs au moment de l’achat. Pour leur permettre de s'y retrouver et d'identifier tous les produits concernés, il faudra donc appliquer le nouvel article non seulement aux futures décisions de portée générale, mais également aux décisions déjà prises.

Notre prise de position complète

Fausses actions
Conforama passe à la caisse

12 mois d'enquête et 6 ans de procédure judiciaire. L'enseigne versera 1,5 million à la collectivité pour des fausses promotions repérées et dénoncées par la FRC.
SI

Continuer ma lecture

Sucreries aux caisses - hero

Sucreries aux caisses

99% des aliments pour enfants vendus aux caisses sont déconseillés par l’OMS

Les caisses des supermarchés exposent massivement les consommateurs, en particulier les enfants, à des produits malsains. La FRC a analysé plus de 2500 denrées situées près des sorties de 30 magasins en Suisse romande. Face à l’augmentation préoccupante du surpoids et de l’obésité chez les jeunes, il est urgent de prendre des mesures afin de modifier ce marketing irresponsable.
04 mars 2026 Sucreries aux caisses, stop!
Conforama

Prix barrés

1,5 million de francs pour de fausses actions: les dessous d'une saga judiciaire

Le public suisse est friand d'actions et d'offres promotionnelles, d'autant plus qu'elles sont fréquentes. Ce qu'il ignore souvent, c'est qu'elles sont peu régulées. Mais quand elles se révèlent fausses, elles deviennent aussi l'une des sources principales de plaintes à la FRC. Au point de pousser l'association à enquêter dès 2016 pour mettre fin à ces pratiques. Un effort qui aboutit à une condamnation de Conforama, sur le point de verser un montant historique de 1,5 million de francs à l'État de Vaud pour compenser les gains indus réalisés via des promotions trompeuses. À l'occasion du 15 mars, la Journée des droits des consommateurs, la FRC raconte les coulisses d'une saga judiciaire inattendue de plus de dix ans et pleine de rebondissements.
14 mars 2026 Fausses actions