Article : Crème solaire

Adopter les bons gestes

Crème solaire

4.7.2017, Anne Onidi

Préserver sa peau ne se limite pas à s’enduire de crème.



En marge de notre test des crèmes solaires, nous vous rappelons ici les questions et réponses de base pour profiter de vos bains de soleil l’esprit tranquille.

Se protéger de manière optimale?

Evitez le soleil entre 10 h et 16h et couvrez-vous (vêtements, chapeau, lunettes). La quantité de rayons UV est particulièrement élevée dans les lieux proches de l’équateur, en haute altitude et autour de la mi-journée. Le sable, la neige et l’eau agissent comme réflecteurs, même par temps nuageux: la protection solaire s’impose. A répéter toutes les deux heures, ainsi qu’après chaque baignade.

Garder la crème de l’année précédente?

Oui. Des tests que nous avons menés sur des crèmes ouvertes en 2016 ont démontré leur totale efficacité un an après. Donc à moins qu’elles n’aient pris une consistance ou une odeur bizarres, gardez-les pour éviter le gaspillage et les dépenses inutiles. Un tube se conserve dans de bonnes conditions s’il ne reste pas en plein soleil ni dans une voiture surchauffée. Stockez-le dans un endroit tempéré et sec, donc hors de la salle de bain!

S’enduire de crème protège-t-il du cancer ?

Non, se crémer ne suffit pas. Il existe trois types de cancers de la peau: le cancer cellulaire, celui des cellules squameuses et, le plus agressif, le mélanome malin. L’exposition aux UV est un facteur de risque pour tous les types de cancers. La crème peut réduire la quantité de rayons UV pénétrant dans la peau et aide à prévenir le cancer des cellules squameuses. Concernant les autres, les informations disponibles à ce jour sont contradictoires. Une étude récente a montré que l’indice de protection 50 réduit et retarde l’apparition du mélanome, mais ne l’empêche pas.

Y a-t-il des substances problématiques ?

Les filtres utilisés pour bloquer les rayons UV sont chimiques ou physiques. Avec les premiers, il existe un risque de photosensibilité: le composé chimique, suite à une réaction phototoxique, endommage alors la peau dans les minutes ou les heures suivant l’exposition. Par ailleurs, l’un de ces filtres, l’ethylhexyl methoxycinnamate, est à bannir car il est classé dans la catégorie des perturbateurs endocriniens (PE). Bonne nouvelle: aucun produit de notre sélection ne contient de PE. Les filtres physiques sont des nanoparticules, de la taille de 5 à 20nm. La question de savoir si ces substances pénètrent dans les couches inférieures de la peau se pose. Pour l’heure, une étude commanditée par le Gouvernement australien a conclu par la négative. Mais la prudence s’impose.

Substances indésirables

Analyser la composition des produits cosmétiques n’est à la portée de personne, tant les listes mêlant chimie (en anglais) et biologie (en latin) sont complexes. Pour aiguiller les consommateurs dans cette jungle, nos confrères français de Que Choisir répertorient depuis peu les substances indésirables présentes dans un millier de cosmétiques du marché. Chaque composé fait par ailleurs l’objet d’une fiche instructive. A consulter sur quechoisir.org

Devenez membre

Notre association tire sa force de ses membres

  • Vous obtenez l’accès à l’ensemble des prestations FRC
  • Vous recevez notre magazine FRC Mieux choisir
  • Vous pouvez compter sur notre équipe d’experts pour vous défendre
Devenez membre