Sommeil

Un matelas de rêve

Bien dormir est vital. Comment s’y retrouver dans la jungle des matelas pour choisir le bon? Notre check-list.
Santé Maison et loisirs

Archive · 26 mars 2013

N’achetez pas un matelas à votre enfant sans lui... Il doit aussi le tester ! Photo: Monkey Business Images/shutterstock.com

On dort sept à huit heures par nuit. Autant dire que, sur la durée d’une vie, le sommeil se chiffre en années! Dormir dans un bon lit est donc essentiel. Mais comment choisir le matelas qui nous offrira un sommeil réparateur? «En essayant!» répond l’ergothérapeute Julien Moncharmont, chef d’unité au CHUV de Lausanne.

LE MATÉRIAU

En mousse, en latex, à ressorts ou à mémoire de forme, les variantes sont multiples. En dehors des mousses de faible et médiocre densité – moins de 35 kg/m3 –, qui perdront rapidement leur capacité de soutien, il n’existe pas de matériau meilleur ou plus recommandable. «C’est une question de goût. Ce qui convient à l’un ne plaît pas forcément à l’autre», relève Julien Moncharmont. D’où l’importance de tester plusieurs matelas avant d’acheter.

LA DENSITÉ

Les matelas présentent généralement des zones de densités différentes pour épouser les contours du corps. Il est donc utile de voir où elles se situent et de vérifier qu’épaules et bassin reposent sur les zones résistantes. Nuque, lombaires et genoux doivent également être bien soutenus. Enfin, il est utile de savoir si le matelas présente les mêmes propriétés des deux côtés. Même s’il n’est pas nécessaire de le retourner régulièrement, un accident, comme un verre qui se renverse, peut arriver.

LE TEST

Faites-le le matin, lorsque le corps est bien reposé. Restez allongé 15 minutes pour sentir la manière dont le matelas épouse la forme du corps, c’est l’idéal. «Il faut sentir que le corps ne lutte pas contre le matelas.» Et, pour cela, deux positions sont impératives: sur le dos et sur le côté. «Sur le dos, le matelas doit autant épouser les épaules que le bassin, mais sans qu’on s’enfonce. Sur le côté, les lombaires doivent être appuyées, et la colonne vertébrale doit être droite.» Un vendeur spécialisé saura vérifier ces points. Ceux qui dorment à plat-ventre vérifieront leur confort dans cette position mais sans omettre les deux premières. Car sans s’en rendre compte, «on bouge pendant la nuit», rappelle Julien Moncharmont. Pour les enfants, les critères sont les mêmes que pour les adultes: ils doivent tester avant d’acheter.

LA TEMPÉRATURE

La chaleur du corps modifie la réaction du matelas. Au moment des essais, une tenue ressemblant autant que possible à la légèreté du pyjama est donc recommandée. Si ce n’est pas possible, au moins faut-il prendre le temps d’ôter son manteau.

À L’ESSAI

«Testez cinq ou six matelas dans chaque magasin et, si possible, essayez-en plusieurs!» recommande l’ergothérapeute. Pour vous y retrouver, n’oubliez pas de prendre des notes. «De plus en plus de commerces proposent d’essayer le matelas durant deux ou trois mois à domicile. Profitez-en!»

LA DURÉE

La durée de vie moyenne d’un matelas est de dix ans. Ce critère dépend toutefois de la structure et de la qualité du matelas. Une mousse de faible ou moyenne densité s’avachira plus vite qu’une mousse de haute densité. Les garanties offertes par les fabricants et les vendeurs peuvent servir d’indication. Dans tous les cas, il faut changer de matelas dès qu’une cuvette se marque à l’emplacement du corps ou que les lombaires ne reposent plus à l’horizontale lorsqu’on est couché sur le côté. Et, bien sûr, si on a l’impression de ne plus dormir confortablement. La croissance chez les enfants, la prise ou la perte de poids modifient notre rapport au matelas. Le vieillissement également: plus on prend de l’âge, plus le matelas doit être mou.

À DOUBLE

Même si cela ne favorise ni les confidences ni les réconciliations sur l’oreiller, les couples ont intérêt à prendre des matelas séparés. C’est une question de stature.

LE MAL DE DOS

Dans ce cas, il faut être encore plus attentif au choix de son matelas car un soutien parfaitement adapté est essentiel. Si malgré cela, le sommeil reste troublé par les douleurs dorsales, il faut consulter un ergothérapeute.

L’IDÉE RECUE

On entend souvent dire que les matelas durs sont les meilleurs. C’est faux, de l’avis des spécialistes, car une personne légère reposant sur un matelas dur sera insuffisamment soutenue. L’important est de respecter les règles de base: un bon appui en position dorsale et des lombaires à l’horizontale lorsque est couché sur le côté. A partir de là, à chacun d’estimer son confort.

LE SOMMIER

Il est aussi important qu’un bon matelas. Selon ses caractéristiques, il peut modifier la dureté ou les zones de résistance du matelas. L’idéal est donc de les acheter ensemble. Si ce n’est pas possible, il faut essayer le matelas sur un sommier identique à celui dont on dispose. Quant au surmatelas, très à la mode, il n’est utile que pour adoucir un matelas trop dur. Enfin, n’oubliez pas de vérifier la taille de votre cadre de lit – ou de votre ancien matelas – avant d’acheter le nouveau! Dix centimètres de trop ou de pas assez, c’est très ennuyeux.

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