Trop de perturbateurs endocriniens dans nos salles de bain

Santé

Archive · 23 septembre 2013

Près de 40 % des produits d'hygiène et de beauté contiennent au moins un perturbateur endocrinien (PE) atteste une étude réalisée par les instituts français Noteo et Réseau environnement santé.

Cette nouvelle étude corrobore ainsi les résultats de la grande analyse menée par la FRC avec le BEUC au début de l’année sur 66 cosmétiques. Parmi les substances les plus utilisées, on retrouve les parabènes, le cyclopentasiloxane, le triclosan et des absorbeurs de rayons UV. Un produit contient souvent plusieurs substances à risque. Celles-ci peuvent avoir des répercussions négatives sur le système hormonal et mettre en danger la santé humaine.

Nuances sur la méthodologie

Prenant en compte 15'000 produits cosmétiques, ces données offrent ainsi une image très complète du marché. Mais pour être si large, l’analyse s’est basée sur les données des fabricants. Pour nos confrères de l’UFC Que Choisir, la méthode utilisée par  l’institut Noteo a ses limites, puisqu’aucune analyse de laboratoire ne vient renforcer ses résultats. D’autant plus que l’on sait qu’il y a parfois un décalage entre les étiquetages des produits mis sur le marché et ce qui est déclaré par les fabricants sur internet.

Bannir les PE

Les auteurs demandent au gouvernement français d’adopter une stratégie claire et ambitieuse pour réduire l’exposition des populations et des écosystèmes aux perturbateurs endocriniens. La FRC appelle depuis plusieurs années le gouvernement suisse à interdire les perturbateurs endocriniens, les fabricants, à bannir ces substances à risques, et les consommateurs, à privilégier les produits qui en sont exempts.

Mais la lecture des listes des ingrédients de cosmétique n’est pas aisée… Pour vous faciliter la tâche, la FRC vient d’actualiser la liste des pratiques et les déclarations d’intention des principales marques vendues en Suisse.

Isabelle Pasquier

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