Article : High-tech

Téléviseur: maîtriser le jargon pour mieux choisir

29.1.2019, Lionel Cretegny

Dégoter un bon téléviseur de taille généreuse sans trop se ruiner ni céder aux sirènes du marketing, c’est possible.



Au rayon des téléviseurs, l’imposant mur d’écrans donne le tournis. Et les étiquettes aux intitulés barbares – 4K, OLED, QLED et LCD – incitent à repartir aussitôt ou à déléguer la tâche à son voisin geek. Mais au fond, peu de choses différencient tous ces appareils. Si vous avez envie d’en apprendre un peu plus sur les types d’écrans, cet article est pour vous! Si vous avez juste besoin de choisir un bon téléviseur, allez directement à notre tableau comparatif de dix appareils ou rendez-vous sur notre comparateur en ligne de 66 produits.

Résultats du test

La résolution d’un téléviseur donne une information sur le nombre de points lumineux, les pixels, qui composent l’écran. C’est l’assemblage de ces minuscules points horizontaux et verticaux, en mosaïque, qui forme l’image sur l’écran. Ainsi, un appareil dit «Full HD» détient 1920 pixels de long sur 1080 de haut, soit un écran qui comporte plus de 2 millions de pixels. Le téléviseur en «Ultra HD» en possède quatre fois plus (3840 x 2160). Jusque-là, tout va.

Petite arnaque avec un grand K

Ça se complique avec l’Ultra HD 4K. En effet, la 4K est une dénomination issue du cinéma qui signifie que l’écran affiche 4096 points par 2160. Nul besoin d’avoir la bosse des maths pour saisir le problème arithmétique. En revanche, il apparaît clairement que le modèle Ultra HD à 3840 pixels de long est agrémenté… d’un terme trompeur. L’appellation 4K n’étant pas protégée, les fabricants en font une utilisation libre, sans intérêt pour le consommateur.

Il existe aujourd’hui trois technologies d’écran reposant sur le même principe. En effet, tous les téléviseurs sont constitués de minuscules carrés, les pixels toujours, qui s’apparentent aux vitraux. Chacun est donc capable d’afficher une couleur à une certaine intensité, mais ne génère aucune lumière. D’où la nécessité de l’éclairer par-derrière.

Dans un écran LCD, une couche de cristaux liquides gère l’intensité lumineuse en bloquant plus ou moins la lumière provenant des LED placées au fond de l’écran. Avec la technologie OLED, chaque pixel a sa propre LED d’intensité réglable. La couche de cristaux liquides est donc inutile et l’écran gagne ainsi en finesse. Quant à l’image, elle est plus précise, plus lumineuse et possède un plus grand angle de vision.

Un écran LCD est incapable d’afficher un vrai noir: même totalement obstrué, le point reste gris foncé. Avec un écran OLED en revanche, le pixel est éteint et le résultat obtenu est d’un noir profond. Un avantage que le marketing vend parfois sous le terme «True black» (vrai noir). Enfin, la technologie QLED (pour «Quantum dots» ou points quantiques) est une exclusivité de la marque Samsung. Sa spécificité: un film polarisant composé de nanoparticules qui absorbe la lumière bleue générée par les lumières LED. Résultat: des couleurs, certes éclatantes, que la marque survend à coups de Q Color, Q Contrast, Q Style, Q Story… Pas de doute, tous les Q superlatifs sont bons! Quoi qu’il en soit, le trio de tête de notre test offre des écrans de toutes ces technologies pour un prix oscillant entre 1000 et 1800 francs.

Pratique: choisir le bon format

Une image de qualité, autant en profiter de manière optimale en prenant aussi en compte l’espace et le recul nécessaires. Pour connaître la distance minimale à respecter entre l’écran et le téléspectateur, il faut diviser le nombre 85 par la densité (en pixels par pouce) du téléviseur. Pour un modèle de 50 pouces Ultra HD, dont la densité est de 88, le siège doit être à 0,96 mètre. Evidemment, très peu de gens s’installent aussi près, mais il est utile de connaître ce paramètre si vous envisagez d’acheter un grand écran alors que vous disposez d’un espace réduit.

La distance optimale est quant à elle le point où le téléviseur remplit le maximum du champ de vision. Cette distance, en centimètres, se calcule en multipliant la diagonale en pouces par un facteur de 4,14. Pour une distance de 2,5 mètres, l’écran idéal aura donc 60 pouces de diagonale (60 x 4,14 = 248 cm). Rébarbatifs pour certains, ces calculs permettront de gagner du temps en magasin.

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