Sondage sur les OGM

Les consommateurs veulent de la transparence, pas de demi-mesures

Les résultats d’un récent sondage sur les nouvelles techniques génomiques sont sans appel: la population reste massivement attachée à la transparence et à des mesures strictes pour les aliments issus du génie génétique. Un signal que les autorités doivent entendre.

Alimentation Agriculture Emballages et étiquetage

29 mai 2025

L’Association pour des aliments sans OGM a mandaté un sondage d'opinion à l'institut Sotomo avec le soutien de l’Alliance des organisations de consommateurs (FRC, Konsumentenschutz, ACSI). Les résultats montrent qu’au moins neuf personnes sur dix exigent une évaluation rigoureuse des risques avant l’autorisation de toute plante (91%) et un étiquetage obligatoire le long de la chaîne de production (90%).

Plus de trois-quarts des sondés demandent également des mesures pour garantir le maintien d’une filière agricole sans OGM. Ces chiffres envoient un message clair aux autorités, mais aussi aux défenseurs de ces nouvelles techniques: une déréglementation – comme celle proposée par le Conseil fédéral dans son projet de loi spéciale – ne répond pas aux attentes citoyennes.

Actuellement en consultation, le projet de loi fait en effet l’impasse sur ces exigences fondamentales: il ne garantit ni un étiquetage clair ni une traçabilité suffisante, encore moins une évaluation indépendante des risques. Pis, utiliser l'expression «nouvelles technologies de sélection» au lieu de nommer les nouvelles techniques de génie génétique autant dans le titre de la loi que pour l’étiquetage prévu des produits qui en sont issus est totalement trompeur. Un choix sémantique qui n’est pas anodin, puisqu’il prive les consommateurs d’une information essentielle leur permettant de choisir leurs denrées en connaissance de cause.

Ces résultats montrent sans équivoque que les OGM doivent rester un choix, et ne peuvent donc être imposés ni par le marché, ni par une réglementation floue. Pour préserver cette liberté, la FRC continue de défendre le maintien d'une agriculture suisse sans OGM. Si les nouvelles techniques de modification génétique sont introduites à l'avenir, il appartient à leurs promoteurs d'en assumer les coûts – y compris ceux liés à la transparence, au contrôle et à la coexistence des différentes filières. La population suisse a le droit de savoir ce qu’elle met dans son assiette et, le cas échéant, de refuser des produits dont elle ne veut pas.

Lire le communiqué de presse (PDF)

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