Poste suisse

Réduction brutale des bureaux de poste

Enjeux collectifs

Archive · 26 octobre 2016

Le communiqué de la Poste publié aujourd’hui fait l’effet d’une bombe. La Poste va supprimer environ 600 offices de poste, passant de 1400 à 800-900 d’ici 2020. Elle va dans le même temps augmenter le nombre d’agences postales de remplacement d’environ 400 unités, passant de 800 à 1200-1300. Selon les estimations, il pourrait donc s’agir d’une perte nette de 0 à 200 bureaux où il est possible de faire des opérations postales. Nous déplorons une aussi vaste fourchette et nous nous engagerons pour que la Poste maintienne au même niveau le nombre de ces points d’accès qui permettent une relation personnelle essentielle pour une catégorie de la population. Nous sommes d’avis que la Poste peut réfléchir au «format» pour autant que les mêmes prestations soient assurées grâce à ses solutions de remplacement. La diminution des offices ne doit pas entraîner une diminution des prestations offertes dans ces lieux, en particulier en ce qui concerne les possibilités d’effectuer des paiements ou des procurations.

En outre, les points de dépôts/retrait types Pickpost et les automates comme MyPost24 devraient augmenter d’environ 300-400 unités, passant de 290 à 500-600. C’est évidemment un aspect positif. Toutefois, ces types de point d’accès qui permettent d’envoyer ou de recevoir facilement des colis sont actuellement disponibles dans les villes surtout. Alors même que ce sont les régions périphériques qui en ont le plus besoin puisqu’elles subissent de plein fouet les fermetures d’offices. La Poste devra donc développer son offre non pas uniquement dans les régions rentables, mais également dans les campagnes afin de respecter son mandat de service universel. Rappelons par ailleurs que les automates MyPost24 ne constituent pas une solution de remplacement satisfaisante pour les personnes peu à l’aise avec les nouvelles technologies, par exemple certaines personnes âgées. En outre, les points de retrait Pickpost n’offrent pas les mêmes prestations qu’un bureau de poste (office ou agence). Il n’est donc pas possible d’affirmer, comme le fait la Poste, que le nombre de points d’accès augmentera. Au contraire, il s’agit au final d’une diminution des prestations du réseau postal qui ne permettent pas d’atténuer le fossé ville-campagne.

Nous saluons toutefois l’engagement de la Poste à dialoguer avec les cantons et la population, et non plus seulement avec les communes. Il était grand temps que la Poste réfléchisse de manière stratégique au développement d’une région et non plus uniquement en termes financiers. Néanmoins, nous espérons qu’il ne s’agira pas d’un exercice alibi lors duquel les cantons et la population n’auront pas leur mot à dire sur les fermetures déjà prévues. La FRC appuiera les consommateurs-citoyens pour que la Poste offre véritablement des voies de dialogue. Nous attendons en outre un examen attentif des discussions sur les fermetures d’offices et le développement de l’offre postale par le régulateur de La Poste, la PostCom, qui a déjà remis à l’ordre plusieurs fois l’entreprise publique ces derniers mois.

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