En quête de goût durable

Qualité, goût et environnement: pas si incompatibles

Tomates en plein hiver, poulets élevés au Brésil, la présence de certains aliments dans nos assiettes semble échapper à toute logique. Et le goût dans tout ça? Sans parler des impacts sur l’environnement…

18 avril 2017

La consommation de fruits et légumes de saison produits localement présente un triple avantage : en pleine saison de récolte, leur goût et leur qualité sont optimaux, l’impact carbone du transport est minime car les distances sont réduites et leur volume de production élevé fait chuter leur prix. L’achat direct aux agriculteurs et éleveurs régionaux permet de soutenir la production locale. Et, cerise sur le gâteau, les prix sont encore plus avantageux du fait de l’absence d’intermédiaires. L’auto-cueillette permet de récolter soi-même ses pommes, poires, fraises ou cerises, ainsi obtenus à des tarifs défiant toute concurrence.

On retrouve généralement les producteurs aux stands des marchés. Certains proposent également des paniers livrés à domicile. En grandes surfaces, les produits locaux sont facilement identifiables grâce aux labels «De la région» ou «Ma région».

Si l’on opte pour des aliments bio, il conviendra là aussi de s’assurer de leur provenance locale. Et gare aux produits transformés bio, dont la teneur en sel, sucre ou graisse, parfois sous forme d’huile palme, n’est soumise à aucune règle.

Le meilleur moyen de limiter les additifs et les pesticides dans son assiette, reste de transformer soi-même des denrées de saison et de proximité, qu’elles soient bio ou non. Et pour ceux qui souhaitent consommer certains aliments hors saison, pourquoi ne pas les congeler ou bien les conserver dans des bocaux?

De nouvelles démarches durables fleurissent sous la forme de magasins pratiquant la vente en vrac. Ces distributeurs d’un genre nouveau proposent aux clients d’apporter leurs propres contenants et de les remplir eux-mêmes de céréales, jus de fruits, fromages… pour la plupart bio et arrivés tout droit de chez le producteur. Débarrassés des emballages superflus et polluants, les consommateurs se voient libérés de l’influence du marketing alimentaire et n’achètent que la quantité souhaitée.

 

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