Consultations politiques : Alimentation

OGM: davantage de transparence pour les consommateurs

Organismes génétiquement modifiés

28.2.2014, Barbara Pfenniger / Les OGM et leur étiquetage sont une des grandes préoccupations des consommateurs, en Suisse et ailleurs (ici une manifestation anti-Monsanto en Floride). Photo Cheryl Casey / Shutterstock.com

La Suisse veut combler une lacune d’information importante pour les consommateurs: les étiquettes indiqueront si l’animal qui a donné le lait, l’œuf ou la viande a été nourri avec des plantes génétiquement modifiées.



Les organismes génétiquement modifiés (OGM) font partie des préoccupations des consommateurs suisses. Actuellement, leur présence n’est signalée via l’étiquetage que pour les aliments d’origine végétale.

Par contre, les consommateurs ne sont pas informés sur la présence de plantes génétiquement modifiées dans l’alimentation des animaux de ferme. Il est actuellement impossible de savoir si l’on favorise l’utilisation d’OGM en achetant une viande, un produit laitier ou des œufs.

La révision de l’ordonnance sur les denrées alimentaires génétiquement modifiées propose de combler ce vide.

Informez-nous!

Pour la FRC, la mention obligatoire de la présence d’OGM dans le fourrage aurait amené la transparence optimale. Un sondage français publié le 20 février 2014 a encore montré que 95% des consommateurs souhaitent avoir cette information. Cette option a été repoussée par le Conseil Fédéral.

Les consommateurs veulent être au courant de l’usage des plantes génétiquement modifiées. Ils sont préoccupés pour leur santé et pour l’environnement, concernant les vastes surfaces de soja et de maïs génétiquement modifiés.

La proposition actuelle de mention positive (sur le modèle du « nourri sans OGM » français) pour les denrées d’origine animale produites sans recours aux plantes génétiquement modifiées comble ce vide d’information. Cet étiquetage donne des indications qui sont actuellement cachées aux yeux des consommateurs.

Rendez l’étiquetage plus compréhensible!

La formulation proposée «produit sans recours à des plantes fourragères génétiquement modifiées» est trop compliquée. La FRC préfère une version plus compréhensible comme «nourri sans plantes génétiquement modifiées». La formulation «nourri sans plantes OGM» serait certainement la mieux comprise par les consommateurs, bien qu’elle ne soit linguistiquement pas correcte. C’est elle qui se rapproche le plus des étiquettes françaises «nourri sans OGM» qui se trouvent déjà dans les supermarchés romands.

N’excluez pas les bons élèves!

La révision propose de limiter l’étiquetage aux seuls élevages qui utilisent du fourrage pour lequel une variante OGM existe. Pourtant, les consommateurs ne sont pas au courant de toutes les méthodes d’élevage et de tous les OGM autorisés. Ils ne peuvent pas savoir si une vache aurait pu manger du maïs transgénique ou pas. Pour la FRC, un produit laitier ou un steak doit pouvoir porter l’indication «nourri sans plantes OGM», même si la vache a uniquement brouté de l’herbe. L’œuf doit pouvoir être étiqueté, même si la poule a picoré de l’orge pour laquelle il n’existe pas de version transgénique.

Les consommateurs ont le droit de connaître cette information importante à leurs yeux et la loi ne doit pas les en priver.

Réponse détaillée de la FRC

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Interpellation des grands distributeurs

 
Nous demandons aux distributeurs

  • cesser le marketing agressif sur les fraises, mais également sur d’autres denrées hors saison, que ce soit en rayon ou dans les différentes publications destinées à vos clients (catalogues, magazines, journaux, newsletter, etc.) ;
  • renoncer à disposer les fraises espagnoles aux endroits stratégiques de vos points de vente, à savoir en face de l’entrée, sur des ilots dédiés, ou en tête de gondoles ;
  • ne pas recourir à des mises en scène pour vendre la fraise hors saison (à savoir jusqu’en avril), en l’associant par exemple à de la crème et des tartelettes. Une demande valable aussi pour d’autres denrées, comme les asperges du Pérou associées à de la mayonnaise, viande séchée ou autre ;
  • indiquer clairement, de manière bien visible et transparente le pays de provenance ainsi que les noms des producteurs de fraises importées, que ce soit sur les affichettes qui accompagnent ces fruits en rayon, dans les publicités ou sur le dessus des barquettes ;
  • ne plus utiliser de formulations qui peuvent induire en erreur le consommateur sur la saison de la fraise en Suisse. Une demande valable pour la mise en rayon, ainsi que toute publication ;
  • être en mesure de prouver toute allégation de durabilité concernant l’assortiment.

Les dates de la tournée romande #Ramènetafraise

29.05.21Marché de Boudry (NE)
01.06.21Marché de Neuchâtel (NE)
02.06.21Marché de La Chaux-de-Fonds (NE)
04.06.21Marché de Fleurier (NE)
05.06.21Gare de Lausanne (VD)
12.06.21Gare de Genève (GE)
08.06.21Place fédérale (BE)
12.06.21Marché de Delémont (JU)
15.06.21Gare de Delémont (JU)
19.06.21Marché de Fribourg (FR)
27.09.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
29.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
29.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
09.09.21Semaine du goût Sion (VS)
25.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
26.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
28.10.21Salon Goût et Terroirs Bulle (FR)
29.10.21Salon Goût et Terroirs Bulle (FR)
30.10.21Salon Goût et Terroirs Bulle (FR)
01.11.21Salon Goût et Terroirs Bulle (FR)