Article : Pollution

Micropolluants: adoptez les bons gestes

En matière de vêtements, la FRC vous va comme un gant

21.10.2011, Elisabeth Kim

Issus de composés chimiques, les polluants invisibles pullulent dans les eaux. Les autorités commencent à se pencher sur ce problème. En attendant, chacun peut agir.



Commençons par le verre à moitié plein: les eaux du Léman sont débarrassées du mercure, plaie des années 1970. Elles ne sont plus asphyxiées par les phosphates rejetés par les produits de lessive, bête noire des années 1980. Idem du côté des pesticides. Leur concentration, qui avait atteint un pic en 2005-2006, est retombée à des niveaux plus acceptables. Cela notamment grâce à des mesures prises près de sites industriels installés le long du Rhône, explique François Rapin, secrétaire général de la Commission internationale de la protection des eaux du Léman (CIPEL), un organisme franco-suisse créé en 1963. Les micropolluants proviennent des médicaments, des détergents, etc.

Las, une pollution en chasse une autre. Encore méconnus du grand public, les micropolluants pullulent, car ils proviennent de composés chimiques issus des activités humaines. On les retrouve aussi bien dans des pesticides, des médicaments, des hormones, des cosmétiques, des détergents, des vêtements, des moquettes… La liste des produits contenant des substances organiques de synthèse est infinie, puisqu’on on en dénombre pas moins de 30 000 en Suisse. Le hic, c’est qu’une partie considérable de ces molécules se diluent dans les eaux, traversant largement le filtre des stations d’épuration. « Or le lac Léman est une source d’eau potable pour 600 000 personnes « , rappelle François Rapin.

Ennemi aquatique numéro un

Et si la teneur en micropolluants reste sous la barre des normes légales, leur impact potentiel sur l’environnement inquiète: des concentrations infimes peuvent déjà avoir un effet néfaste sur les organismes vivants. Le plus connu est celui des perturbateurs endocriniens, source de féminisation des poissons, et ce dès un nanogramme par litre – l’équivalent d’un litre répandu dans le lac de Bienne… Qu’en est-il de la toxicité sur l’homme via la chaîne alimentaire? En l’absence de recherches complètes dans le domaine, la CIPEL a tiré la sonnette d’alarme l’an dernier en publiant son plan d’action 2011-2020. Dans ce rapport, les micropolluants font figure d’ennemi aquatique numéro un!

Reste à mettre en place des moyens pour combattre ces polluants invisibles. Parmi les mesures techniques étudiées par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), le renouvellement en équipements d’épuration des eaux des STEP. Des projets pilotes de traitements via du charbon actif et de l’azote ont été menés à Regensdorf (ZH) puis à Lausanne. Deux procédés qui se sont révélés efficaces, puisque plus de 80% des micropolluants ont ainsi été éliminés, note Michael Schärer, chef de projet à l’OFEV. A Berne, un projet de changement de législation est en cours.

Quant aux modalités de financement de ces nouvelles installations – coûteuses et dont bénéficieraient une centaine de stations d’épuration sur les 700 que compte la Suisse -, elles ne sont pas encore arrêtées. En attendant, chacun peut contribuer à réduire sa « production personnelle » de micropolluants, comme l’explique le dépliant encarté dans ce FRC Magazine et édité par les Services cantonaux de l’énergie et l’environnement. En adoptant des gestes très simples, comme réduire les doses de détergent ou se passer de bloc WC…

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Interpellation des grands distributeurs

 
Nous demandons aux distributeurs

  • cesser le marketing agressif sur les fraises, mais également sur d’autres denrées hors saison, que ce soit en rayon ou dans les différentes publications destinées à vos clients (catalogues, magazines, journaux, newsletter, etc.) ;
  • renoncer à disposer les fraises espagnoles aux endroits stratégiques de vos points de vente, à savoir en face de l’entrée, sur des ilots dédiés, ou en tête de gondoles ;
  • ne pas recourir à des mises en scène pour vendre la fraise hors saison (à savoir jusqu’en avril), en l’associant par exemple à de la crème et des tartelettes. Une demande valable aussi pour d’autres denrées, comme les asperges du Pérou associées à de la mayonnaise, viande séchée ou autre ;
  • indiquer clairement, de manière bien visible et transparente le pays de provenance ainsi que les noms des producteurs de fraises importées, que ce soit sur les affichettes qui accompagnent ces fruits en rayon, dans les publicités ou sur le dessus des barquettes ;
  • ne plus utiliser de formulations qui peuvent induire en erreur le consommateur sur la saison de la fraise en Suisse. Une demande valable pour la mise en rayon, ainsi que toute publication ;
  • être en mesure de prouver toute allégation de durabilité concernant l’assortiment.

Les dates de la tournée romande #Ramènetafraise

29.05.21Marché de Boudry (NE)
01.06.21Marché de Neuchâtel (NE)
02.06.21Marché de La Chaux-de-Fonds (NE)
04.06.21Marché de Fleurier (NE)
05.06.21Gare de Lausanne (VD)
12.06.21Gare de Genève (GE)
08.06.21Place fédérale (BE)
12.06.21Marché de Delémont (JU)
15.06.21Gare de Delémont (JU)
19.06.21Marché de Fribourg (FR)
27.09.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
29.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
29.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
09.09.21Semaine du goût Sion (VS)
25.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
26.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
05.10.21Les Jardins du Flon, à Lausanne (VD)
16.10.21Epicerie fine Côté Potager, à Vevey (VD)