Démarchage

Mauvais son de cloche

Ne vous laissez pas amadouer par de belles paroles: aucune clause contractuelle ne permet au vendeur de vous faire renoncer à votre droit de révocation de sept jours.
Droit et contrats Pub et arnaques Arnaques

Archive · 29 avril 2014

Le vendeur sonne toujours deux fois... avec, dans ce cas, un happy end. Photo: Kalcutta/shutterstock.com

«Un employé de la SGED – société dont France Loisirs (Suisse) est associée – est passé à mon domicile sous prétexte d’un sondage. Malgré mes réticences, il m’a fait signer un contrat fort onéreux pour un coffret J’aime le Valais contenant 14 aquarelles au prix de 4290 fr.

Le lendemain, j’ai contacté France Loisirs pour annuler ledit contrat. Le représentant de la SGED, probablement informé de mon intention de révoquer le contrat, s’est présenté à mon domicile une nouvelle fois le jour suivant, me proposant alors des livres pour enfants. Il m’a également dit avec insistance qu’il n’était pas possible d’annuler ma première commande, car son employeur en avait déjà été informé. Me fiant à ses dires, j’ai donc signé une confirmation et n’ai plus osé revenir sur cette décision, laissant passer le délai de sept jours. Puis-je malgré tout annuler ma commande?»

N’est pas démarcheur qui veut. Ces vendeurs-là sont dotés d’un pouvoir de persuasion redoutable. Notre lectrice l’a vécu à ses dépens, puisqu’elle a, bien malgré elle, cédé à l’achat d’un ouvrage extrêmement onéreux.

Faux argument

Sur le conseil de la FRC, notre Valaisanne octogénaire a adressé un courrier à la SGED plusieurs jours après l’échéance du délai de sept jours pour tenter d’annuler sa commande. Elle a justifié sa démarche tardive par le fait qu’elle avait reçu de fausses informations de la part du vendeur, lui laissant croire qu’il était trop tard pour casser le contrat. La SGED a refusé d’entrer en matière, arguant que le délai de révocation était échu. La FRC est alors intervenue auprès de France Loisirs pour dénoncer ce genre de démarchage non seulement peu éthique, mais aussi parce qu’il cible des personnes âgées, souvent plus vulnérables face à ce genre de pratiques.

Ne pas se laisser éblouir

La démarche s’est avérée payante: le directeur commercial de la SGED confirmait deux jours plus tard l’annulation du contrat et demandait à être directement informé de tout débordement de la part de ses collaborateurs à l’avenir.

Moralité: ne vous fiez pas aveuglément à tout ce qu’un vendeur vous dit, dès lors que vous signez un contrat issu d’un démarchage. D’autant plus s’il sonne deux fois!

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