Bon d’achat

Lorsque le coffret ne fait plus de cadeau

Quand la date d’expiration approche, le coffret-cadeau peut se révéler une boîte de Pandore. Gare à ne pas le laisser dormir dans un tiroir !
Droit et contrats Maison et loisirs Loisirs

Archive · 26 février 2013

Une place à prendre... si vous utilisez votre coffret à temps ! Photo: photopixel/shutterstock.com

Smartbox, Ohbox, Wishbox, Ideecadeau… Depuis des années, en Suisse comme ailleurs, la variété des coffrets-cadeaux a littéralement explosé sur les présentoirs de la grande distribution, ainsi que dans des endroits plus exotiques: bureaux de poste, agences de voyages, gares, librairies, papeteries, quand ce n’est pas sur le web. Cette véritable manne n’est pour autant pas toujours au bénéfice des consommateurs.

Validité à durée variable

«Avec les coffrets-cadeaux, le temps joue clairement en défaveur du client», prévient Valérie Muster. La juriste de la FRC relève le point noir commun à toutes ces offres: à l’image de la plupart des bons d’achat, ils disposent d’une durée de validité limitée. Et selon les règles en vigueur en Suisse, aucun éditeur n’est tenu d’honorer sa prestation au-delà de cette date butoir. Mais quand démarre réellement le compte à rebours? Dès le moment où son bénéficiaire reçoit le coffret, ou avant? Chez Smartbox, le leader du secteur, «tous les coffrets sont valables dix-huit mois à partir de la date d’achat», précise Cédric Jacot-Guillarmod, en charge de la communication pour la Suisse. Chez Oh! Company, la société derrière les Ohbox, la durée de validité est moindre: douze mois seulement dès l’achat.

Dès lors, c’est au bénéficiaire de réclamer cette information à l’éditeur, par téléphone ou via le site web de ce dernier. En cas de dépassement de délai, l’échange est néanmoins possible chez Smartbox, mais coûte de 12 fr. 50 à 20 francs, suivant que la demande est faite en ligne ou au service clientèle. Pour les coffrets Ohbox, les conditions sont différentes. «Sans conditions particulières, nous prolongeons le coffret pour trois mois, sans frais, ou jusqu’à la saison suivante, s’il s’agit d’une offre saisonnière», explique Sabrina Perret, responsable marketing de Oh! Company. Chaque éditeur suit donc sa propre politique, et c’est au client de bien se renseigner.

30% d’offres non utilisées

D’après nos informations, près d’un coffret sur trois ne serait pas utilisé dans le délai imparti, soit par simple oubli, soit à cause du découragement résultant des multiples tracas rencontrés lors de la tentative de réservation: hôtel ou restaurant jamais disponible aux dates désirées, concentration de la clientèle sur les périodes de vacances et de week-ends, activité saisonnière trop vite échue… Autant d’embûches qui deviennent insurmontables à mesure que se rapproche la date d’échéance des coffrets. Près de 30% des boîtes a priori non utilisées? Oh! Company se refuse à confirmer ce chiffre. La société prend soin de préciser que, grâce à son système d’échange, le taux de non-utilisation des Ohbox «est forcément moins élevé» que ce qui a cours chez la concurrence. Laquelle n’est guère plus diserte. «Le taux est beaucoup plus bas, et il baisse année après année», soutient Smartbox, sans avancer de chiffres.

Reste un point en suspens qui pourrait changer la donne: la validité des coffrets-cadeaux selon la loi. Assimilés à des bons d’achat, ces coffrets pourraient tomber sous le coup d’un avis de droit sur lequel le Tribunal fédéral devra se prononcer. En jeu: la possibilité que ce type de papiers valeurs aient une validité minimale de cinq ou dix ans. Une position que défend la FRC, puisqu’elle protégerait davantage les consommateurs suisses.

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