Sucre

L’OMS appelle les pays à stopper l’avalanche de sucre

La FRC avait participé à la consultation préparatoire, maintenant le document de l’OMS sur la consommation de sucre a été publié. Il met les points sur les « i ».
Alimentation Emballages et étiquetage Nutrition

Archive · 06 mars 2015

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de publier ses nouvelles lignes directrices sur la consommation de sucre, car globalement les adultes et les enfants en consomment trop, souvent à leur insu. Pour rester en bonne santé, un adulte moyennement actif ne devrait pas manger plus de 12 cuillères à thé de sucres (50 g) par jour, si possible encore moins.

Avec ses recommandations, l'OMS offre une valeur de référence officielle aux acteurs de la chaîne alimentaire. Les gouvernements vont pouvoir l'intégrer dans les lois et directives, et l'utiliser dans les programmes contre l'obésité, le diabète et les autres maladies non transmissibles. Les ONG comme la Société suisse de nutrition et la FRC disposent d'une référence pour leurs recommandations. L'industrie alimentaire obtient un but à viser pour améliorer les denrées.

Les "sucres libres" dont il faudrait limiter la consommation sont des monosaccharides (p.ex. glucose ou fructose), des disaccharides (p.ex. du sucre habituel) ou encore du miel, des sirops ou des jus de fruits concentrés ou pas.

Trop de sucres cachés

Actuellement, trop d’aliments et de boissons industriels contiennent ces sucres cachés, difficiles à détecter par les consommateurs. Ils sont même dissimulés dans des aliments qui ne sont pas considérés comme sucrés, comme du ketchup. Ainsi les consommateurs n’ont aucune idée de la quantité de sucres qu’ils avalent bien malgré eux, car il est difficile, voire impossible, de trouver cette information sur les étiquettes.

Personne n’ajouterait par exemple 4 à 5 morceaux de sucre dans son thé. Pourtant la même quantité peut être mangée dans un seul yogourt aux fruits que l’on croyait sain.

La FRC salue donc les recommandations de l’OMS et demande

  • Une meilleure information des consommateurs: par un étiquetage nutritionnel compréhensible sur la face avant des emballages,
  • Des aliments favorables à la santé: en diminuant les teneurs en sucres ajoutés,
  • Une législation conséquente: en abaissant l’apport de référence journalier de 90g à 50g, comme recommandé par l'OMS.

 

Plus d'infos:
Le communiqué de presse de l’OMS
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