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Les risques de la glisse

Avec 51 000 accidents par an, le ski est le sport qui cause le plus de traumatismes. Le point sur les blessures les plus fréquentes avec Maxime Grosclaude, médecin du sport à l’Hôpital de La Tour, à Genève.
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Archive · 03 décembre 2013

Photo: mountainpix/shutterstock.com

LA TÊTE

La plupart des skieurs portent un casque. Et ils ont raison. Les conséquences des blessures à la tête pouvant être sévères et définitives, le port d’une protection est même «non négociable» pour Maxime Grosclaude. Car un choc peut causer «un traumatisme crânien et des handicaps irréversibles. Au moindre doute, demandez un avis médical.»

Si vous tombez sur la tête, une perte de connaissance, même de quelques secondes, est un signe à ne pas sous-estimer: elle peut indiquer que votre cerveau a souffert du choc. De même, si, dans les jours qui suivent l’accident, vous avez des maux de tête persistants, des nausées, des vomissements, des troubles de la vision ou des fourmillements dans les membres, consultez un médecin.

L’ÉPAULE

L’épaule fait fréquemment les frais du contact avec la piste. On chute sur un bras – surtout à snowboard –, et la violence du choc fait sortir l’extrémité de l’os (humérus) de l’articulation. Le skieur a très mal et sent que «quelque chose est déboîté». C’est ce que les médecins appellent une «luxation». Surtout, n’essayez pas de remettre l’épaule sur la piste, prévient Maxime Grosclaude. «Il y a un double risque: celui d’endommager des nerfs lors de la manœuvre ou de déplacer une fracture qu’on n’aurait pas vue.» Il faut donc s’arrêter et appeler les secours.

Après l’accident, le médecin remet l’épaule en place, souvent par un simple geste de rotation du bras. La manipulation est parfois effectuée sous anesthésie. En cas de fracture, l’épaule peut être opérée ou immobilisée à l’aide d’un gilet de maintien. Si vous vous êtes déjà luxé l’épaule plusieurs fois, la renforcer par des exercices musculaires peut aider à prévenir les récidives, qui ont tendance à devenir fréquentes.

LE GENOU

Le genou est l’articulation la plus touchée lors d’accidents de ski (34% des cas). Généralement, la lésion est une rupture des ligaments. Les études montrent que les femmes se déchirent beaucoup plus fréquemment le ligament croisé antérieur que les hommes, en particulier en période d’ovulation.

Les contraintes biomécaniques qui s’appliquent au genou sont extrêmement fortes», explique Maxime Grosclaude. La force centrifuge exercée sur lui est la plus forte avec les skis carving, à cause des virages tendus qu’ils permettent. Or les ligaments sont des structures peu élastiques. L’accident type arrive à la sortie d’un virage. Une énorme pression est exercée sur le genou. Le ligament ne la supporte pas et se déchire. La douleur est brutale.

Lors d’une rupture ligamentaire, votre genou risque de gonfler. Vous ne pourrez probablement plus le bouger du tout, et vous aurez l’impression que votre articulation a tendance à se dérober lorsque vous êtes debout. Ces problèmes s’améliorent par la suite, mais votre genou demeure souvent instable, prétéritant la pratique de certains sports à pivot (ski, mais aussi judo ou foot) à l’avenir.

Dans ce cas, la chirurgie représente le meilleur choix de traitement, surtout chez les patients jeunes et sportifs. Elle consiste à prélever une partie du tendon, soit rotulien, soit ischio-jambier, pour remplacer le ligament. Après l’opération, une rééducation de huit à neuf mois est nécessaire. Pour les personnes plus âgées et moins sportives, l’alternative raisonnable est de traiter la lésion par physiothérapie.

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