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Advergames: les fabricants répondent à l'interpellation de la FRC

Les entreprises ont été amenées à se positionner suite à la publication de notre enquête menée sur ces jeux vidéos promotionnels au printemps 2016. Trois victoires sont à souligner: le retrait de Cookie Crisp (Nestlé), les jeux Kiri et Kiri-dippi (Bel-Suisse) et Prince (Mondelez). Les autres fabricants font la sourde oreille.
Alimentation Pub et arnaques

Archive · 18 décembre 2016

Premier cadeau faits aux enfants, Nestlé, Bel et Mondelez ont retiré leur jeux vidéo d’internet à la fin de l'année 2016. Par cette démarche, ils honorent leurs engagements en faveur des plus jeunes de limiter le marketing alimentaire à leur encontre.

NESTLE I Le géant de l'agroalimentaire a retiré l'advergame Cookie Crisp à l’été 2016 déjà; Cette réponse très positive est à mettre en ballant avec le fait que le fabricant n'a eu aucune réaction concernant un autre jeu, la course au chocolat Nestlé Family.
BEL-SUISSE I Cette entreprise signataire de l’UE Pledge a retiré les jeux Kiri et Kiri-dippi à la demande de la FRC.
MONDELEZ I Signataire du Swiss Pledge, ce fabricant a retiré le jeu Prince. Par ailleurs, il dit entreprendre de changer la limite d’âge de l’application Oreo, mais n'y renonce pas. Autre succès indirect, les Playmobiles qui figurent sur les emballages familiaux de Prince comme offre d'appel vont passer à la trappe.
COOP I Réponse biaisée de la coopérative qui dit vouloir offrir - et promouvoir - une alternative aux produits encore plus sucrés ou salés de la concurrence. Et cela, bien que certains ne remplissent pas les critères du Pledge. Les jeux Jamadu sont maintenus pour promouvoir la ligne de produits.
KELLOGG'S I Le fabricant n’a pas répondu de manière détaillée.
UNILEVER I Réaction alambiquée de l'Américain: ses produits remplissent les critères nutritifs du Pledge si l’on considère les nutriments par 100ml de volume et non par 100g de masse (!). Ainsi, les bonbons Haribo contenus dans une glace sont compensés par l’air insufflé dans la masse de la glace. Les jeux publicitaires liés à ces produits vont donc rester sur le marché.
MCDONALD’S I Les jeux du Happy Studio ne font pas la promotion d’un produit précis, dit en substance le géant du burger. Ils seraient destinés à divertir les enfants et l'Américain ose ajouter qu’ils «contribuent au bon développement de l’enfant dans notre monde interconnecté». McDonald’s rappelle que «toutes les publicités pour le Happy Meal qui présentent de la nourriture intègrent un fruit, des légumes ainsi qu’une bouteille d’eau». Une réponse pour le moins légère.
DANONE I Le leader français des produits laitiers ne veut pas s’exprimer en dehors de la réponse officielle du Swiss Pledge. Les jeux Actimel et Danonino sont donc maintenus.
INTERSNACK I Le fabricant n’a pas donné suite aux sollicitations de la FRC. Le jeu Pom Bär est donc maintenu.
FERRERO I Idem pour le spécialiste italien. L’application Magic Kinder est donc maintenue.
De son côté, Swiss Pledge estime que les limitations mises en place sont déjà très restrictives. Des discussion sont en cours pour faire évoluer les critères nutritionnels au niveau de l’EU Pledge. Des répercussions sont donc attendues en Suisse également. Dès 2017, le marketing sera limité sur divers supports: radio, cinéma, DVD (CD-ROM), marketing direct, placement de produits, marketing à l’extérieur, marketing mobile et par SMS, ainsi que jeux interactifs. Ces limitations concernent toutefois uniquement le marketing pour des produits précis. Des jeux aussi génériques que Happy Studio ne sont donc pas concernés.

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