Alimentation

Le pet food a les crocs

La nourriture représente le poste de dépenses le plus important. Et les fabricants l’ont bien compris.
Maison et loisirs

Archive · 05 novembre 2013

Photo: cynoclub/shutterstock.com

Le marché de l’alimentation pour les animaux domestiques pèse environ 64 milliards de francs dans le monde. Un secteur aux marges très substantielles et aux perspectives de croissance alléchantes. De quoi aiguiser les crocs des multinationales, notamment Nestlé (Purina, Friskies, Felix, Fido, etc.), pour qui le pet food rapporte quatre fois plus que l’alimentation pour les enfants aux Etats-Unis. Que ce soit le géant veveysan, l’américain Mars (Royal Canin, Pedigree, Whiskas, Frolic, etc.) ou Migros et Coop en Suisse, chacune de ces firmes rivalise d’imagination pour étoffer ses offres, «anti-âge», «gourmet», «bio», «senior», voire de la crème glacée pour canins allergiques au lait!

Car, pour le bien-être de leur meilleur ami, les maîtres sont prêts à débourser sans compter. En Suisse, 1000 à 4000 francs passent chaque année dans la gamelle du chien, soit le poste de dépenses le plus important. Et les toutous et les matous des pays riches étant frappés, eux aussi, de surpoids et d’obésité, il ne fait aucun doute que les fabricants sauront développer une gamme grandissante, et coûteuse, de recettes light. A noter que les allégations santé, longtemps laissées à la seule appréciation des marques, sont désormais mieux encadrées en Europe et en Suisse.

Mais qu’en est-il de la qualité des menus? Selon Agro-scope, qui a prélevé l’an dernier 155 échantillons d’aliments pour animaux de compagnie, aucun résultat alarmant n’était à signaler. Le magazine français 60 millions de consommateurs, qui a effectué en 2011 un test sur les croquettes pour chiens, concluait toutefois que les grands écarts de prix des produits ne se justifient pas. Et s’expliquent surtout par des investissements massifs en marketing… Quant à en savoir plus sur la teneur en additifs, mycotoxines, minéraux, farines animales ou OGM dans les croquettes et les pâtés, reste aux associations comme la FRC à réaliser des tests comparatifs.

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