Sucreries aux caisses

La population s'inquiète du marketing ciblant les enfants

Un sondage représentatif de la population genevoise montre un rejet largement partagé des techniques commerciales ciblant les plus jeunes. 

Alimentation … Nutrition Pub et arnaques … Marketing ciblé

01 avril 2026

Le mois passé, la FRC publiait une grande enquête sur la composition des assortiments de produits aux caisses des supermarchés romands. Trente détaillants et discounters en Suisse romande, dont 20 à Genève, ont été analysés. Au total, l’environnement de 331 caisses a été passé au peigne fin, ce qui représente l’analyse nutritionnelle et marketing de 2272 produits. Les chiffres sont effarants: 98% des caisses avec service à Genève et 100% ailleurs en Suisse romande sont garnies de sucreries. Par ailleurs, ces produits peuvent être vendus jusqu'à deux fois et demie plus cher à la caisse qu'en rayon. Face à l’augmentation préoccupante du surpoids et de l’obésité chez les jeunes, il est urgent de prendre des mesures afin de modifier ce marketing irresponsable. 

En marge de cet important travail de relevé, un sondage a été mené en mars dernier auprès d’un échantillon représentatif de la population genevoise. Alors, les sucreries aux caisses sont-elles réellement perçues comme un problème?

La réponse est oui. Force est de constater que la FRC n’est pas seule à s'inquiéter quant à la présence massive d’articles malsains ciblant les enfants dans les grandes enseignes. Pour 8 Genevois sur 10, les sucreries aux caisses créent des tensions avec les plus jeunes et poussent aussi ces derniers à consommer plus de produits sucrés.

Les mesures limitantes plébiscitées

Encore un argument pour agir sur l’environnement alimentaire et l’offre, plutôt que de renvoyer sans cesse les parents à leurs responsabilités: les études montrent que les bambins ne sont pas toujours capables d’identifier les techniques employées pour vendre, ni de comprendre les intentions des fabricants. Pour les sondés, les caisses sont donc un environnement piégeux.

Les trois quarts des Genevois interrogés estiment d’ailleurs que les stratégies commerciales promouvant les aliments sucrés ne devraient pas viser les enfants. Exit mascottes, publicités ciblées et présentoirs à portée des plus petites mains. Le sondage le montre clairement: les plus jeunes doivent être activement protégés des pièges du marketing avec des mesures prises aussi bien par les autorités publiques seules que d'entente avec les supermarchés.

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