Labels

La Confédération sigle la montagne et les alpages

A partir du 1er juillet, les fromages, viandes séchées et saucisses de tradition alpestre pourront bénéficier d'une reconnaissance officielle.
Alimentation Agriculture Emballages et étiquetage

Archive · 26 juin 2014

Encore un nouveau label, pensez-vous? Sauf que celui-ci n'est pas le fruit d'une initiative privée mais émane de la Confédération elle-même. La Suisse se dote ainsi de ses tout premiers logos et montre au passage l'exemple à ses voisins membres de la Convention alpine en mettant en avant le savoir-faire des agriculteurs alpestres.

A partir du 1er juillet, les produits qui remplissent les règles légales pourront faire appel à cette garantie officielle. Outre les fromages, saucisses et viandes séchées, bien connus, des céréales (dont les flocons d'orge), des fines herbes et des bières pourraient être également candidats pour les nouveaux logos. Les associations régionales du terroir Das Beste der RegionAlpinaveraCulinarium et Pays romand – Pays gourmand s’activent pour convaincre leurs membres de les utiliser, par exemple en cultivant d’anciennes sortes de céréales qui sont adaptés au climat local.

Montagne

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Un aliment peut s’appeler «produit de montagne» si les matières premières proviennent de cette région et si le produit y a été élaboré. Non seulement les animaux doivent y séjourner, mais 70% de la ration des vaches qui donnent le lait de montagne, par exemple, doit provenir de cette zone.

Alpage

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Un «produit d’alpage» doit avoir été élaboré pendant l’été dans les zones d’estivage, comme le veut la tradition en Suisse.  Chaque été, 400'000 vaches et veaux et 210'000 moutons passent l’été à la montagne. Les 4655 kilomètres carrés de pâturages dans les Alpes et dans le Jura sont occupés par 7000 exploitations d’alpage dont les produits pourraient porter le nouveau logo. Chaque produit de montagne ou d’alpage doit être certifié, sauf dans le cas des ventes directes sur l’exploitation. Sur l’emballage, les consommateurs peuvent trouver la mention de cette certification.

 Les regrets de la FRC

Ce label n'a pas de critère concernant l'usage d'additifs, alors que les consommateurs s'attendent à une composition traditionnelle et naturelle.

Il n'exclut pas non plus expressément l'usage de plantes fourragères génétiquement modifiées, bien que cela soit contradictoire aux attentes des consommateurs. Actuellement, les agriculteurs suisses renoncent volontairement à ce genre d'aliments pour leurs animaux; nous demandons que les critères des appellations de montagne et alpage soient adaptés si la situation devait changer.

De plus, ce signe de qualité restera facultatif et les logos privés des distributeurs continueront à le concurrencer et à maintenir la confusion dans les rayons des supermarchés. Alors que la montagne mérite mieux que ces querelles commerciales.

Plus d'infos:
Sur le site de l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG)
Le dépliant explicatif qui montre les zones de montagne et d'alpage

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