Déménagement

Les dangers des déménageurs bon marché

Les déménageurs low-cost pullulent dans les petites annonces. Un bon plan qui peut virer à la catastrophe si on ne sait pas limiter les risques.
Maison et loisirs

Archive · 09 octobre 2012

Déménageur, une profession non protégée où tous les coups sont permis. Photo: CandyBox Images/shutterstock.com

C’est le scénario du pire, et c’est arrivé à une famille genevoise. Tout d’abord, cela sentait la bonne affaire: 2000 francs pour le déménagement d’un cinq pièces dans une maison, piano compris. Mais ça tourne vite au vinaigre: le jour dit, les déménageurs arrivent en retard, paraissent désorganisés et font tomber de nombreux cartons, réduisant en miettes une bonne partie de la vaisselle.

Surtout, le déménagement, qui ne devait durer qu’un jour, en prendra finalement deux. Lits et matelas restent dans le camion pendant la nuit, et la famille doit se reloger dans l’urgence. Le lendemain, le cauchemar continue: meubles griffés, murs neufs salis, etc. Et quand le couple commence à renâcler, la réaction de l’entreprise de déménagement frise l’intimidation…

Fausses bonnes affaires

Le fait divers est certes extrême, mais ce genre de mésaventures n’est pas rare. Car c’est un peu le Far West dans ce marché: la profession n’étant pas protégée, il suffit d’un rien – un van, une petite annonce – pour s’improviser déménageur. Du coup, pour faire leur place, ces acteurs «sauvages» cassent les prix et n’assurent pas toujours la prestation. «Le déménagement, c’est une branche qui ne peut pas s’industrialiser, gagner en productivité», met en garde Michel Balestra, président de l’Association genevoise des entreprises de déménagement (aged.ch).

Du coup, méfiance à l’égard des prix plancher: «L’argent est toujours le nœud du problème, souligne Jean-Luc Pirlot, secrétaire de la section vaudoise de l’Association suisse des transports routiers (ASTAG). On va choisir le moins cher, mais quand des offres vont du simple au double, voire au triple, on doit être conscient qu’à choisir la plus basse on prend un risque.»

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