Article : Bien-être

Cryothérapie quasi sans risque, mais sans garantie

6.9.2022, Aude Haenni / Photo: shutterstock.com

Entre allégations, éthique et marketing, difficile de distinguer le vrai du faux. Éléments de réponse avec trois médecins du sport.



Tapez cryothérapie sur un moteur de recherche et vous découvrirez que le pays est envahi de centres proposant ce soin. Est-ce une mode ou le bénéfice est-il réel? Le point avec trois spécialistes en médecine du sport, Dr Boris Gojanovic (directeur médical Health & Performance, Hôpital de La Tour), Dresse Silvia Bonfanti (Centre de Médecine du sport et de l’exercice, Clinique La Colline) et Dr Mathieu Saubade (Centre de médecine du sport, CHUV).

Effets | La cryothérapie est apparue dans le sport de compétition avant de se développer largement. Les athlètes de haut niveau semblent y trouver leur compte (récupération musculaire, qualité du sommeil). «Si cela les aide, on ne va pas les en empêcher! sourit Boris Gojanovic. Mais ce n’est pas prouvé scientifiquement.» Les études se contredisent. Elles sont complexes à mettre en place et leurs résultats difficiles à mesurer, au vu de la subjectivité des effets. Celles sur les maladies et fatigues chroniques, phénomènes inflammatoires, dépression sont très hétérogènes et manquent de rigueur. Il n’empêche, «les retours sont globalement intéressants, et la cryo est une thérapie non médicamenteuse, souligne Mathieu Saubade. Et les effets secondaires sont rares… si c’est bien fait!»

Offres à prix plancher | «Pour cette thérapie, il n’existe pas de labellisation spécifique ni de cadre défini. Ce sont les sociétés prestataires qui forment les professionnels», fait remarquer Silvia Bonfanti. Que la séance coûte 20 ou 50 fr., qu’importe! à quoi faire attention, alors? Que le centre ne fasse pas de promesses – les garanties n’existent pas –, qu’il respecte les critères et soumette un questionnaire de santé. Il existe en effet de nombreuses contre-indications: problèmes cardiovasculaires, pulmonaires, hématologiques, intolérance au froid. Séance déconseillée aussi à qui est claustrophobe, enceinte ou mineur. Si la machine est entretenue et les procédures respectées – dont porter des protections aux extrémités –, il ne devrait pas y avoir de risque. «Sur place, il faut un bouton d’alarme et une équipe prête à réagir en une à deux minutes», ajoute Boris Gojanovic.

Protocole à suivre | Il n’existe aucune validation, que ce soit pour la durée (deux à trois minutes) ou la température qui, la plupart du temps, est recommandée par le fabricant. «Que l’air soit à –110 ou – 195 °C, il faut juste se dire qu’il est très froid, jamais régulier», fait remarquer Boris Gojanovic. Quant à la fréquence d’exposition, des centres se réfèrent aux quelques études qui en conseilleraient plusieurs pour des effets possiblement durables concernant les pathologies chroniques et les phénomènes inflammatoires. à prendre avec des pincettes!

Baignade naturelle | S’immerger en rivière ou dans un lac en hiver, n’est-ce pas aussi bénéfique et moins onéreux? «Personnellement, une bonne douche froide me suffit, rigole Mathieu Saubade. Selon la littérature, aller dans le lac à l’année une à deux fois par semaine ou finir sa douche à l’eau froide serait intéressant sur le long terme, alors que la cryothérapie permettrait de récupérer plus vite d’une douleur sur le court terme.» L’expérience et les sensations entre azote, air réfrigéré ou eau ne sont pas les mêmes non plus. Au final, «on reste dans de la perception: on cherche juste ce qui nous fait nous sentir mieux», conclut
Boris Gojanovic.

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Interpellation des grands distributeurs

 
Nous demandons aux distributeurs

  • cesser le marketing agressif sur les fraises, mais également sur d’autres denrées hors saison, que ce soit en rayon ou dans les différentes publications destinées à vos clients (catalogues, magazines, journaux, newsletter, etc.) ;
  • renoncer à disposer les fraises espagnoles aux endroits stratégiques de vos points de vente, à savoir en face de l’entrée, sur des ilots dédiés, ou en tête de gondoles ;
  • ne pas recourir à des mises en scène pour vendre la fraise hors saison (à savoir jusqu’en avril), en l’associant par exemple à de la crème et des tartelettes. Une demande valable aussi pour d’autres denrées, comme les asperges du Pérou associées à de la mayonnaise, viande séchée ou autre ;
  • indiquer clairement, de manière bien visible et transparente le pays de provenance ainsi que les noms des producteurs de fraises importées, que ce soit sur les affichettes qui accompagnent ces fruits en rayon, dans les publicités ou sur le dessus des barquettes ;
  • ne plus utiliser de formulations qui peuvent induire en erreur le consommateur sur la saison de la fraise en Suisse. Une demande valable pour la mise en rayon, ainsi que toute publication ;
  • être en mesure de prouver toute allégation de durabilité concernant l’assortiment.

Les dates de la tournée romande #Ramènetafraise

29.05.21Marché de Boudry (NE)
01.06.21Marché de Neuchâtel (NE)
02.06.21Marché de La Chaux-de-Fonds (NE)
04.06.21Marché de Fleurier (NE)
05.06.21Gare de Lausanne (VD)
12.06.21Gare de Genève (GE)
08.06.21Place fédérale (BE)
12.06.21Marché de Delémont (JU)
15.06.21Gare de Delémont (JU)
19.06.21Marché de Fribourg (FR)
27.09.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
29.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
29.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
09.09.21Semaine du goût Sion (VS)
25.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
26.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
05.10.21Les Jardins du Flon, à Lausanne (VD)
16.10.21Epicerie fine Côté Potager, à Vevey (VD)