Consultations politiques : Assurance maladie

En attente d’un traitement

28.9.2009

Notre système de santé va dans le mur, si personne ne s'accorde sur les remèdes à appliquer pour endiguer l'explosion des coûts.



Pour l’assurance maladie, 2009 aura été à l’image d’une admission aux urgences qui tourne mal: un appel d’urgence au printemps (“les primes vont exploser”), une équipe au complet qui se rue sur le malade en été (nuée de propositions et de déclarations d’intention); en automne, bagarre pour savoir qui devra veiller ledit malade (conflits entre intérêts divergents, lobbying, perte de vue des problèmes de fond); enfin, l’hiver verra passer un tracé presque plat sur l’écran de contrôle des mesures de maîtrise des coûts, dont personne n’est en mesure de dire, pour les quelques-unes qui ont été acceptées par le Conseil national, quel effet elles auront et quand.

Freiner la surconsommation médicale

Les mesures concernant le comportement des assurés visent la limitation de la consommation. Avec une assurance de base couvrant tous les traitements utiles et la liberté de consulter n’importe quel médecin n’importe quand, sans trop se préoccuper des coûts, la surconsommation par les assurés guette, qu’il s’agit d’éradiquer. Le problème réside dans la volonté de favoriser la responsabilité personnelle, ce qui ne fonctionne généralement pas: la relation de l’individu à sa santé est irrationnelle et marquée par l’incertitude, en l’absence de connaissances médicales. Or, pour effectuer des choix rationnels et responsables, il faut une information parfaite. C.Q.F.D. La taxe de 30 francs, modèle du genre, a été balayée au National. Pour la FRC, c’est tant mieux. Obliger les patients à décider sur une base économique et non médicale si leur état de santé mérite un contrôle n’est pas acceptable. En revanche, le blocage des franchises et la baisse des rabais sont bons pour la solidarité entre malades et bien-portants (voir encadré).

Limiter l’accès aux soins

Mais les mesures les plus viables visent à limiter la consommation en agissant sur l’accès aux soins. Les consultations téléphoniques, malheureusement facultatives, sont tout de même une excellente nouvelle. L’augmentation de la quote-part lors de consultations directement chez des spécialistes (sauf exceptions) est également un pas encourageant vers un système de managed care que l’on espère un jour généralisé. Les assurés ont encore un moyen simple d’économiser sur leurs primes tout en faisant du bien à l’assurance: consulter le nouveau comparateur indépendant de la FRC et changer de caisse maladie! Valérie Legrand-Germanier

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