Article : 50 ans de militantisme

Les 1001 visages du journal de la FRC

6.12.2016, Propos recueillis par Sandra Imsand

Le magazine doit beaucoup aux gens qui le lisent. Ils ont dans les pages une place particulière. Quelques-uns témoignent de leur lien affectif avec la publication.



Le mag comme une seconde peau

Narciso F. 23 ans

Narciso F. 23 ans

«Ma maman était membre de la FRC. J’ai donc grandi avec JAM. Petit, j’allais à la boîte aux lettres et je l’emportais directement dans ma chambre pour le feuilleter. Une fois, elle m’a dit ne plus le recevoir, je me suis rendu compte que, plongé dans la lecture, j’avais tout conservé dans ma chambre sans la prévenir! J’ai en quelque sorte appris à lire avec ces pages. Lors de mes voyages, j’ai emporté des Unes de FRC Mieux choisir et un peu comme le nain du film Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, je leur ai fait faire le tour du monde: île de Pâques, Rio de Janeiro, Inde. Puis, un jour, j’ai vu un appel dans le magazine pour devenir enquêteur bénévole et je me suis dit que c’était taillé pour moi. La FRC rend service aux consommateurs, j’ai voulu à mon tour rendre service à la FRC.»

 

Des pages qui servent de boîtes à outils

Pierre De Salis, 54 ans

Pierre de Salis, 54 ans

«Depuis vingt-cinq ans, j’ai suivi l’évolution du magazine au fil des ans. C’est une publication que je lis avec plaisir et que j’ai de la peine à jeter si je ne l’ai pas lue en entier. J’apprécie qu’elle relate les combats admirables que mène la FRC. Je suis très sensible aux victoires, car ce n’est pas toujours facile de faire le poids contre VW, les caisses maladie ou le démarchage téléphonique. Mais je lis aussi avec plaisir les combats contre des injustices plus petites, qui touche beaucoup de monde. Je m’intéresse particulièrement aux sujets traitant de l’alimentation saine: c’est étonnant ce qui se cache dans les produits pour les rendre plus salés, plus sucrés, plus attirants ou moins chers. J’apprécierais d’ailleurs que le magazine comporte des pages «Boîte à outils» pour vivre une vie plus saine et écologiquement responsable.»

 

Enquêteur et client mystère

L'agent double - 42 ans

L’agent double – 42 ans

«Ce que j’apprécie le plus, hormis la variété des sujets traités, c’est de retrouver les résultats des enquêtes auxquelles j’ai participé. Récolter les données sur le terrain est toujours passionnant. S’y ajoute l’aspect un peu «secret» de l’enquêteur, le fait de rester incognito alors que parfois les questions sont telles que l’on se dit «ah mais là je vais me faire démasquer». Lorsque je lis le journal, je découvre la mise en commun de toutes les données et je me dis que ma récolte était à la fois fructueuse et a servi à faire avancer la cause des consommateurs. Ce combat infini, ce travail incessant, ce n’est pas pour mettre des bâtons dans les roues des commerçants. Au contraire, cela favorise les bonnes pratiques et montre la voie à suivre aux enseignes moins honnêtes. Dommage que de telles enquêtes ne se généralisent pas: cela améliorerait la qualité de notre économie et de ses produits.»

 

D’une arnaque au bénévolat

Corrèze Lecygne - 29 ans

Corrèze Lecygne – 29 ans

«Le magazine nous fait prendre conscience qu’en tant que citoyen et consommateur, nous avons des droits, et aussi un certain pouvoir lorsque nous nous unissons. Il y a quelques années, j’ai été victime d’une arnaque aux sms surtaxés. J’ai obtenu gain de cause, partiellement. Il était donc important pour moi de mettre en garde d’autres personnes contre une mésaventure similaire; j’ai donc témoigné dans la rubrique La FRC vous défend. Depuis, je me suis aussi engagée comme bénévole dans des projets de la FRC Vaud. Faire partie de l’association me motive à dénoncer des situations incorrectes ou inégales et à encourager des prestataires à s’améliorer. Se sentir pris au sérieux nous donne le sentiment d’être acteur et respecté en tant que tel.»

 

Roi des dénonciations

Joseph Gonnet - 71 ans

Joseph Gonnet – 71 ans

«Mon épouse Ania et moi, nous sommes des lecteurs assidus depuis de nombreuses années. Nous regardons tous les articles avec attention et discutons régulièrement du contenu. Chaque mois, de nouveaux conseils entrent dans notre ménage. Nos enfants étudient l’un l’agronomie, l’autre la médecine et nous leur mettons régulièrement des articles de côté en fonction de leurs centres d’intérêt. Ensuite, je transmets le mensuel à mes soeurs qui habitent la commune voisine. Grâce à la FRC, j’ai pris pour habitude de dénoncer les appels indésirables. Que ce soit pour une assurance-maladie ou des placements financiers, on nous fait miroiter de belles promesses, tout en nous dérangeant le soir et le week-end, et ce malgré l’astérisque. C’est très désagréable!»

 

Descendre dans la rue le journal à la main

Josiane Daepp, 61 ans

Josiane Daepp, 61 ans

«J’ai toujours été une personne très engagée dans la société civile. Aussi, lorsque j’ai cessé de travailler à la naissance de mes enfants, j’ai cherché une activité qui me corresponde. Lectrice de longue date du «bullet

in» comme on appelait au départ le magazine de la FRC, je me suis engagée d’abord comme bénévole. Ensuite, j’ai intégré le comité jurassien de l’association où j’ai siégé quinze ans. Très militante, j’ai aimé mener des opérations coups de poings en allant à la rencontre de la population, le journal à la main. C’était du concret. Il est trop facile d’attendre que le temps passe en râlant, il faut prendre les choses en main. La FRC le fait bien, et son magazine en est un fidèle relais. Et quand on a été active dans l’association, on le lit différemment. Moi par exemple, je suis très attentivement les dossiers politiques.»

 

Consomm’acteur de la première heure

Xavier Koeb - 73 ans

Xavier Koeb – 73 ans

«En 1976, nous avons eu envie de nous installer dans un village. Et de cultiver notre propre lopin de terre. Une vie simple, sans ordinateur ni autres gadgets électroniques: avec nos voisins nous partagions fréquemment des repas improvisés autour du jardin. Un jour, quelqu’un a apporté J’achète mieux. Nous avons tout de suite aimé. Il y a quarante ans, c’était encore nouveau de scruter les étiquettes, d’avoir de bons outils de comparaison pour bien choisir. Ce magazine nous guidait dans notre mode de vie; il nous a aidés à prendre conscience de la provenance des produits, de leur production et de leur composition. Par exemple, les oranges Outspan produites dans un pays qui pratiquait l’apartheid. C’était difficilement tolérable. Consommer avec discernement c’est aussi agir pour un monde plus équitable. Nous sommes ainsi devenus membres de la FRC. Face aux réels dangers de la seule recherche du profit, les enquêtes et interventions de la FRC et de son magazine sont plus que jamais nécessaires. Joyeux anniversaire! Et surtout, continuez!»

 

Adepte du témoignage

Michel Borzykowski - 60 ans

Michel Borzykowski – 60 ans

«Le magazine de la FRC m’a accompagné toute ma vie d’adulte. Je conservais les exemplaires et les mettais à la disposition de mes patients dans mon cabinet. Il n’y avait pas de Paris Match ou de Voici dans ma salle d’attente, mais J’achète mieux. J’ai toujours répondu aux articles de journaux ou aux émissions de radio quand je n’étais pas d’accord, que je voulais apporter une précision ou que j’appuyais ce qui avait été dit. Au fil des années j’ai souvent écrit à la FRC, et mes interventions ont régulièrement fait l’objet de coups de chapeau, de bonnets d’âne ou de témoignages dans le magazine. Je suis un consommateur averti, je récupère, répare, redistribue, lis les étiquettes. D’ailleurs, cet exercice m’a réservé des surprises, comme de découvrir la mention «provenance hémisphère Nord et Sud» sur des bouteilles de vin blanc. Une hypocrisie relayée dans la rubrique Mieux décrypter. » Dans le magazine, j’aime retrouver les succès de la FRC. Comme par exemple la mention de l’huile de palme désormais obligatoire sur les étiquettes. Ces petits succès peuvent paraître modestes, mais il est important de souligner le travail réalisé. Même s’il reste beaucoup à faire!»

 

Demain, une vocation dans la défense des consommateurs

Joanne Fahrni, 14 ans

Joanne Fahrni, 14 ans

«Il y a quelques années, j’ai participé à un shooting photo sur le thème des cantines scolaires. J’avais beaucoup aimé vivre l’expérience mais voir ma tête à la Une, c’était bizarre! Mon père a toujours été un consommateur attentif. Il regarde ce qui est au meilleur prix, ce qui est plus rentable et ce qui sort premier des tests comparatifs. D’ailleurs, quand nous recevons le magazine, je saute aussi à la page des tests, pour voir si les produits qu’on achète sont bien classés. Quand ce n’est pas le cas, je le fais remarquer à mes parents. Si les sujets traités m’intriguent, je les lis en profondeur. Je trouverais très intéressant d’intégrer au journal une page consacrée aux jeunes: on a nos propres problèmes, le scolaire, le téléphone et les réseaux sociaux, les sorties et l’argent de poche, y a de quoi faire! En novembre 2016, je suis venue une semaine en stage. C’est étonnant le nombre de métiers liés à la consommation. Plus tard, une carrière d’avocate m’intéresserait beaucoup.»

 

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