Ethique

Une bonne foulée de retard

Vous achetez des chaussures de course. Savez-vous que seuls 2% de leur prix vont aux ouvriers? Même les meilleures marques continuent à pratiquer le salaire minimum légal, insuffisant pour vivre.

Maison et loisirs Loisirs

Archive · 29 septembre 2015

D’où vient le T-shirt que je porte? Et le jean de mon fils? Bon, d’Asie, d’accord. Mais qui les a fabriqués, et dans quelles conditions? A l’heure de l’ultra-globalisation, les questions sont légitimes et taraudent beaucoup de consommateurs soucieux d’acheter des produits respectant autant les travailleurs que l’environnement.

Ces questions, nos confrères allemands de l’association Stiftung Warentest les ont posées aux principales marques de chaussures de course. Pour rendre leur démarche la plus concrète possible, ils ont sélectionné un modèle par marque. Partant de là, ils ont demandé aux fabricants d’éclairer toute la filière de fabrication, depuis l’usine de montage aux sous-traitants produisant les différents éléments à assembler. Salaires pratiqués, gestion des heures supplémentaires, assurances sociales, protection contre les produits chimiques comptent parmi les nombreuses informations demandées aux marques. Et avec une condition à la clé: accepter que les usines d’assemblage soient visitées pour que les réponses puissent être contrôlées.

La Géorgie pire que la Malaisie

Adidas, Brooks, Reebok et Salomon se sont livrés à cet exercice. Ils ont rempli les 80 pages du questionnaire détaillé qui leur avait été envoyé, et ont ouvert les portes de leurs usines de montage. Si l’engagement est à saluer, leurs barèmes de salaires, eux, continuent à souffrir d’une large marge d’amélioration (lire aussi notre édition de juin 2009). Quel que soit le pays dans lequel elles sous-traitent, les marques paient leurs ouvriers aux tarifs du minimum légal, un référentiel inadéquat qui ne tient pas compte des besoins vitaux.

Selon la Déclaration de Berne, l’association suisse militant pour des relations équitables avec les pays en développement, les salaires minimum légaux européens et asiatiques couvrent au mieux 54% des frais de base (Malaisie), au pire 10% (Géorgie). La situation en Europe de l’Est est encore plus précaire, ce qui contredit l’idée qu’acheter roumain, par exemple, c’est mieux pour la conscience.

Archive: voir le test dans la version e-paper du magazine 

Fausses actions
Conforama passe à la caisse

12 mois d'enquête et 6 ans de procédure judiciaire. L'enseigne versera 1,5 million à la collectivité pour des fausses promotions repérées et dénoncées par la FRC.
SI

Continuer ma lecture

Sucreries aux caisses - hero

Sucreries aux caisses

99% des aliments pour enfants vendus aux caisses sont déconseillés par l’OMS

Les caisses des supermarchés exposent massivement les consommateurs, en particulier les enfants, à des produits malsains. La FRC a analysé plus de 2500 denrées situées près des sorties de 30 magasins en Suisse romande. Face à l’augmentation préoccupante du surpoids et de l’obésité chez les jeunes, il est urgent de prendre des mesures afin de modifier ce marketing irresponsable.
04 mars 2026 Sucreries aux caisses, stop!
Appel-eau-saine@Marc Bachmann

Société civile

Plus de 30'000 signatures pour l'appel à protéger l'eau potable

Le 30 mars, les organisations de l’Alliance «Eau propre – Suisse saine» ont remis à Berne 32'052 signatures pour l’appel eau saine. Cette pétition demande au Conseil fédéral et au Parlement de ne pas affaiblir davantage la protection des cours d’eau et de l’eau potable en Suisse, et d'agir concrètement pour la renforcer. 
01 avril 2026 Qualité de l'eau