Téléphonie

Swisscom pratique le «un pas en avant, deux pas en arrière»

L'opérateur annonce une augmentation des débits et des prix dans ses offres à prépaiement en changeant son système de tarifs. La FRC ne l'en félicite pas. Consommateurs à vos chronos!
Maison et loisirs

Archive · 15 janvier 2016

Martin Good - Shutterstock.com

La FRC a cru rêver en ce lundi 12 janvier 2016 en découvrant le communiqué de Swisscom annonçant fièrement un passage de la  tarification à la seconde à la tarification à la minute pour les offres en prépaiement. Une vraie hantise pour les consommateurs. Et un combat d'arrière-garde puisque la Suisse est l’un des derniers pays d’Europe à avoir encore des formes de tarification à la minute.

La différence est facile à comprendre: avec un tarif à la seconde, on paie pour ce qu’on consomme. Si on passe un appel de 27 secondes, par exemple, on paiera ces 27 secondes-là. Avec la tarification à la minute, on paiera 60 secondes pour 27 effectives. Joli don fait à Swisscom, (don qui n'est en revanche pas déductible des impôts!), alors que le choix d’une offre en prépaiement est souvent motivée par un souci d’économie!

Bien sûr, l’opérateur a quand même essayé de faire passer la pilule plus facilement en annonçant une hausse des débits et des volumes internet, de même qu'une baisse du tarif à la minute. Mais ne nous laissons pas endormir: ces nouveaux tarifs d’appel ne pourraient s’avérer plus avantageux que pour les conversations entre 30 et 60 secondes (2 centimes d'économies entre 60 et 120 secondes) ou à partir de 120 minutes: consommateurs, à vos chrono! Les personnes qui font des appels très brefs ou au-delà de deux minutes passeront à la caisse.

Comment Swisscom justifie-t-il une hausse de prix déguisée ainsi que l’abandon d’un principe cher aux consommateurs? Dans sa réponse du 13 janvier, il relève à la FRC qu'«une étude portant sur quelques centaines de personne, mais non-représentative de la majorité des utilisateurs (sic), montre que ceux-ci préfèrent une utilisation simple, bon marché (re-sic) et la sécurité des coûts». Pour la sécurité et la simplicité, on ne peut pas leur donner tort: les clients seront sûrs de se faire tondre pour compenser l’augmentation des volumes et débits internet. Pour l’étude approfondie de ce que souhaitent les consommateurs, on repassera. Et on leur suggère plutôt de se référer à notre livre blanc sur la téléphonie mobile.

On notera aussi au passage que le Conseil fédéral a, à juste titre, proposé dans sa révision de la Loi sur les télécoms une tarification à la seconde, plutôt qu’à la minute dans les tarifs d’itinérance (roaming). Et pourquoi? Pour faire baisser la facture pour le consommateur.

Les nouveaux tarifs Swisscom ici.

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