Antibiorésistance

Stratégie nationale: ensemble contre les microbes résistants!

Le Conseil fédéral vient d'accepter la StAR (pour Stratégie Antibiorésistance) le 18 novembre. Cette dernière tient compte de plusieurs revendications de la FRC, tout en restant encore trop timide. Pourtant ce sujet doit être empoigné avec force et détermination.
Alimentation Agriculture Sécurité alimentaire

Archive · 20 novembre 2015

La Confédération donne la direction de sa stratégie contre les résistances aux antibiotiques StAR. Elle devance en cela largement l’Union européenne qui est toujours au stade de discussion, freinée par les enjeux financiers pour le secteur alimentaire au sens large. Dans le document suisse, les tendances sont donc globalement positives, il faut toutefois relever que les mots «transparence» et «traçabilité» de la chaîne alimentaire en sont absents. Etrange! Ce concept de maîtrise de la chaîne de production et de la responsabilisation des acteurs est pourtant une des clés du succès.

Plusieurs actions demandées par la FRC ont été retenues:

  • Faire des contrôles réguliers des denrées d'origine animale importées. Notre test FRC sur de la viande de volaille  avait en effet montré davantage de bactéries résistantes sur les produits importés.
  • Mieux coordonner la vaccination des animaux et améliorer la disponibilité de ces vaccins, en particulier des préparations bon marché.
  • Tenir davantage compte des aspects relevant de la santé animale dans les programmes visant à détenir les animaux conformément à leurs besoins.
  • Favoriser l’élevage d’animaux robustes, sains et adaptés à l’environnement et au climat suisse, une demande de longue date de la part des associations de consommateurs.
  • Définir clairement les médicaments critiques qui ne pourront plus être conservés sous forme de stock par les agriculteurs. Les critères limitant la prescription de ces antibiotiques, dont la fixation avait également été demandée par la FRC, doivent toutefois encore être définis. La demande de réserver ces antibiotiques aux être humains n'a, hélas, pas été retenue.
  • Offrir une consultation d'ordre préventif aux patients à risque (enfants en bas âge, personnes âgées, personnes immunodéficientes, agriculteurs, personnel hospitalier, etc.). Le financement de cette consultation n'est en revanche pas spécifié.
  • Etudier l'influence de la circulation transfrontalière des denrées alimentaires sur le développement des résistances, problème révélé grâce à notre test sur les volailles.
  • Publier dans toutes les langues nationales des informations officielles, informatives et compréhensibles à l'attention des agriculteurs, afin de ne pas prétériter les minorités linguistiques. La formation continue obligatoire pour les agriculteurs qui gèrent des stocks d'antibiotiques va, quant à elle, encore être étudiée, car la résistance des groupes concernés est vive.

La FRC et ses collègues alémaniques et tessinois de l'Alliance (SKS et ACSI) avaient également demandé de séparer l'activité de vente de celle de prescription des antibiotiques vétérinaires afin d'éviter des conflits d'intérêt. Cette proposition n'a pas été retenue. Elle a été remplacée par la réduction ou l'élimination des incitations et des publicités inappropriées. Cette mesure peut être très efficace si elle est bien réalisée… à suivre donc.

La stratégie commune peut commencer

Les nombreuses mesures de cette stratégie vont être réalisées par une grande coalition de quatre offices fédéraux (environnement, sécurité alimentaire et vétérinaire, santé publique, agriculture) avec les cantons et de nombreux spécialistes. La FRC et ses collègues de l'Alliance participeront à la mise en œuvre des mesures visant à réduire la propagation de l'antibiorésistance tout au long de la chaîne alimentaire. Nous veillerons à la mise en place de mesures acceptables par les consommateurs. Car certaines propositions, comme le recours au rayonnement ionisant pour désinfecter la viande (demandé par Migros dans sa prise de position), sont inacceptables. La FRC s'engage à soutenir des méthodes efficaces et plus appropriées.

En savoir plus: la stratégie StAR de la Confédération
En Europe: Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC)
Monde: Organisation mondiale de la santé (OMS)

Fausses actions
Conforama passe à la caisse

12 mois d'enquête et 6 ans de procédure judiciaire. L'enseigne versera 1,5 million à la collectivité pour des fausses promotions repérées et dénoncées par la FRC.
SI

Continuer ma lecture

Sucreries aux caisses - hero

Sucreries aux caisses

99% des aliments pour enfants vendus aux caisses sont déconseillés par l’OMS

Les caisses des supermarchés exposent massivement les consommateurs, en particulier les enfants, à des produits malsains. La FRC a analysé plus de 2500 denrées situées près des sorties de 30 magasins en Suisse romande. Face à l’augmentation préoccupante du surpoids et de l’obésité chez les jeunes, il est urgent de prendre des mesures afin de modifier ce marketing irresponsable.
04 mars 2026 Sucreries aux caisses, stop!
Conforama

Prix barrés

1,5 million de francs pour de fausses actions: les dessous d'une saga judiciaire

Le public suisse est friand d'actions et d'offres promotionnelles, d'autant plus qu'elles sont fréquentes. Ce qu'il ignore souvent, c'est qu'elles sont peu régulées. Mais quand elles se révèlent fausses, elles deviennent aussi l'une des sources principales de plaintes à la FRC. Au point de pousser l'association à enquêter dès 2016 pour mettre fin à ces pratiques. Un effort qui aboutit à une condamnation de Conforama, sur le point de verser un montant historique de 1,5 million de francs à l'État de Vaud pour compenser les gains indus réalisés via des promotions trompeuses. À l'occasion du 15 mars, la Journée des droits des consommateurs, la FRC raconte les coulisses d'une saga judiciaire inattendue de plus de dix ans et pleine de rebondissements.
14 mars 2026 Fausses actions