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Sponsoring: des maillots et des logos

Un sportif amateur doit-il vraiment porter le T-shirt officiel?
Maison et loisirs

Archive · 05 juin 2018

Il ne se déroule pas une semaine sans qu’une manifestations sportive vienne animer villes et villages romands. Course cycliste ou à pied, football, trail, etc., pour tous les goûts, âges et niveaux. Le hic, c’est quand le port du maillot officiel est imposé, transformant le participant en support publicitaire.

C’est le cas du Tour du Chablais, qui demande que son T-shirt soit porté durant la course. «Oui, il est obligatoire de le porter pour des raisons de tradition, explique Sébastian Imesch, responsable communication de l’événement. C’est toujours magnifique à voir cette unité vestimentaire courir dans les rues des communes-hôtes. En revanche, il n’y a pas de sanction s’il n’est pas porté.» Cependant, pour les organisateurs, pas question non plus de transformer l’athlète en «sapin de Noël»: actuellement quatre logos figurent sur le vêtement et si leur nombre n’est pas formellement limité, «le bon sens devrait l’emporter en cas de fortes demandes».

Ce même bon sens est également prôné par la responsable de FRC Conseil, Valérie Muster. «Ces événements, souvent organisés par des bénévoles, peuvent être mis sur pied grâce aux sponsors. En plus d’offrir de l’argent, ils essaient de se faire un peu de publicité, c’est en quelque sorte du gagnant-gagnant.» Dans les courses pour adultes, la question du conflit d’intérêts ou de loyauté envers l’employeur peut se poser, si celui-ci est concurrent direct du sponsor de l’événement. Auquel cas la juriste recommande de prendre contact avec les organisateurs pour envisager une solution avant de prendre la décision radicale de renoncer à s’aligner. Pour les enfants, comme c’est le cas de la manifestation Graines de Foot dans le canton de Vaud où le port du T-shirt officiel arborant le logo de la BCV est obligatoire, la question de l’employeur ne se pose pas. Les couleurs des vêtements permettent de déterminer les équipes pour les matches.

Question d’image

Les photographies prises durant l’effort et envoyées directement avec un bulletin de versement présentent un aspect plus délicat, car cela s’apparente à un envoi non sollicité. Si le coureur décide de les conserver, il les paie. Dans le cas contraire, il lui est demandé de les renvoyer à ses propres frais. Or, selon le Code des obligations (art. 6a), un article non commandé ne doit pas être renvoyé, sauf s’il y a erreur de destinataire. Mais c’est au participant de s’assurer que cette manière de faire ne figure pas dans les conditions contractuelles de la course. Devant les réticences, de nombreux organisateurs, à l’instar du Marathon de Lausanne, ont opté pour une autre méthode, plus courtoise. «Les coureurs ont un lien à côté de leurs résultats sur notre site et peuvent visualiser leurs photos. Ils ne commandent que s’ils en ont envie», explique Josette Bruchez. Fair-play.

Pendant ce temps, à un autre niveau du côté de la Coupe du Monde de football, la Nati renonce au nom du sponsor ajouté sur le maillot "juste pour les fans"...

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