Soins
Santé: des coûts toujours plus importants
En 2024, les coûts de la santé ont augmenté de 4,1%. La FRC insiste pour des réformes de fond, avec le renforcement de la médecine de premier recours et une caisse-maladie unique.
24 avril 2026
Sevan Pearson
Responsable Économie
La hausse se poursuit, selon un communiqué de presse de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Au total, ils se sont élevés à 97 milliards de francs, soit à 10792 francs par habitant. Fait notable: près des deux tiers du financement du système de santé sont portés par les ménages, via les primes-maladie ou la participation directe. Et la spirale devrait continuer. Les projections de l’OFS évoquent une augmentation de plus de 3% en 2025.
Dans le détail, ce sont les prestations de soins et d’aide qui pèsent le plus lourd dans le porte-monnaie de la santé. «Fournis principalement par les hôpitaux, les cabinets médicaux et les institutions médico-sociales, ces dépenses ont augmenté de 4,4% entre 2023 et 2024», précise l’Office fédéral de la statistique dans son communiqué. Avec une augmentation de respectivement 6,6% et 5,9%, les soins curatifs stationnaires et les soins de longue durée expliquent une partie de la hausse générale. «Les soins curatifs ambulatoires ont, quant à eux, enregistré une progression plus modérée (+1,6%), tout comme les soins de réadaptation (+1,9%).» La croissance des coûts des médicaments, appareils thérapeutiques et autres consommables s’est poursuivie: +6,3%. Un des rares secteurs dans lesquels l’on relève une baisse est la prévention, avec un recul de 15,8% par rapport à 2023, si bien qu’elle retrouve son niveau d’avant la pandémie de Covid-19.
La FRC déplore une fois de plus l’impossibilité d’entamer de vraies réformes pour un système de santé viable et pérenne. Dans sa vision 2024-2028, l'association émet notamment les propositions concrètes suivantes:
- La médecine de premier recours doit être un des piliers du système de soins. Il faut donc la renforcer, tout en confiant certaines prérogatives au personnel infirmier qualifié et aux pharmacies.
- En attendant une caisse-maladie unique, un gel des primes s’impose. Le but: contraindre les acteurs du système à rompre avec un immobilisme qui n’empêche ni l’augmentation des coûts ni leur rémunération.
- Le dossier électronique de santé doit contribuer à éviter des examens ou des prescriptions à double, ce qui permettra de faire des économies.
- La prévention doit impérativement faire partie du système de santé. La négliger est contre-productif dans la durée.
- Le prix des médicaments doit baisser, notamment grâce à l’autorisation des importations parallèles, afin de laisser agir la concurrence et de casser le monopole des quelques grossistes exerçant sur le territoire helvétique.
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