Matériel de ski

Quand les pros ont du mal à assumer

Acheter son matériel de randonnée chez des pros de la montagne est un gage de qualité. Comment réagir quand le matériel est défectueux ?
Droit et contrats Garantie Maison et loisirs Loisirs

Archive · 14 février 2013

Photo: Sébastien Féval

«Désireux de me mettre au ski de randonnée, je suis allé m’équiper chez Passe Montagne, magasin réputé, où j’ai acheté un équipement complet. Tout s’est bien passé durant les trois premières sorties. A la quatrième, la fixation du ski gauche a lâché en pleine descente, et j’ai fait une chute violente, avec, heureusement, plus de peur que de mal. On m’a proposé une réparation, que j’ai refusée: je ne fais plus confiance à ce matériel et n’en veux plus. Le magasin ne veut pas me rembourser. Que puis-je faire?»
Jonathan Richard

Chuter à skis, c’est banal. Chuter suite à la rupture d’une fixation quasi neuve, c’est rare. Jonathan Richard a acheté tout l’équipement de ski de randonnée chez Passe Montagne pour la somme de 1240 francs. Vu sa taille imposante (1,95 m), il a voulu du matériel solide et a mis le prix. Quelle n’a donc pas été sa déception lorsqu’une fixation de ski a lâché en pleine descente! Par chance, personne d’autre n’a été impliqué, et il s’en est sorti avec une belle brûlure à un bras, malgré la protection de la veste… et une journée de ski avortée.

La défectuosité a eu raison de la confiance de Jonathan Richard dans son équipement. Il a donc choisi de résilier la vente et a restitué le matériel. Passe Montagne ne l’a pas entendu de cette oreille, refusant cette reprise et le remboursement de son client. La FRC est alors intervenue pour rappeler au vendeur que c’est l’acheteur qui a le choix entre faire réparer un objet défectueux et résilier la vente. Elle a donc exigé de l’enseigne qu’elle obtempère.

L’administrateur de Passe Montagne a décidé de soumettre le cas à son assurance-responsabilité civile. Fort de son expérience, l’assureur a assumé ses responsabilités en couvrant les suites du dommage corporel subi par le skieur. Il a également conseillé à Passe Montagne d’en faire autant, sur la base du Code des obligations qui permet bel et bien à l’acheteur de résilier la vente en présence d’un défaut de l’objet acheté. L’administrateur a donc immédiatement confirmé que Jonathan Richard serait remboursé intégralement.

Connaître les règles en finesse

Encore une fois, la FRC a joué son rôle, défendant le respect des droits du consommateur. Cela étant, il n’est pas toujours facile pour les commerçants de connaître toutes les règles, et ils sont bien avisés de s’adresser à leur assurance pour disposer, eux aussi, de renseignements fiables.

Fausses actions
Conforama passe à la caisse

12 mois d'enquête et 6 ans de procédure judiciaire. L'enseigne versera 1,5 million à la collectivité pour des fausses promotions repérées et dénoncées par la FRC.
SI

Continuer ma lecture

Sucreries aux caisses - hero

Sucreries aux caisses

99% des aliments pour enfants vendus aux caisses sont déconseillés par l’OMS

Les caisses des supermarchés exposent massivement les consommateurs, en particulier les enfants, à des produits malsains. La FRC a analysé plus de 2500 denrées situées près des sorties de 30 magasins en Suisse romande. Face à l’augmentation préoccupante du surpoids et de l’obésité chez les jeunes, il est urgent de prendre des mesures afin de modifier ce marketing irresponsable.
04 mars 2026 Sucreries aux caisses, stop!
Conforama

Prix barrés

1,5 million de francs pour de fausses actions: les dessous d'une saga judiciaire

Le public suisse est friand d'actions et d'offres promotionnelles, d'autant plus qu'elles sont fréquentes. Ce qu'il ignore souvent, c'est qu'elles sont peu régulées. Mais quand elles se révèlent fausses, elles deviennent aussi l'une des sources principales de plaintes à la FRC. Au point de pousser l'association à enquêter dès 2016 pour mettre fin à ces pratiques. Un effort qui aboutit à une condamnation de Conforama, sur le point de verser un montant historique de 1,5 million de francs à l'État de Vaud pour compenser les gains indus réalisés via des promotions trompeuses. À l'occasion du 15 mars, la Journée des droits des consommateurs, la FRC raconte les coulisses d'une saga judiciaire inattendue de plus de dix ans et pleine de rebondissements.
14 mars 2026 Fausses actions