Nos combats

Multinationales responsables: la FRC dit OUI!

Le 29 novembre, le peuple se prononcera sur l’initiative «Multinationales responsables».

Enjeux collectifs Impact environnemental Responsabilité sociale Transparence

10 novembre 2020

Alors que le débat fait rage, la FRC souhaite rappeler que ce texte demande simplement que les entreprises ayant un siège en Suisse veillent à ce que leurs activités commerciales respectent les droits humains et les standards environnementaux: elle ne vise que celles qui bafouent ces normes et ne change rien pour les autres. Les PME ne sont pas concernées, sauf si elles sont actives dans un secteur à hauts risques, par exemple le négoce d’or ou de diamant, souvent issu de zones de conflits. Le texte est d’ailleurs soutenu par de nombreux entrepreneurs, potentiellement désavantagés par rapport à ceux qui ne prennent pas les mêmes précautions vis-à-vis de leur chaîne d’approvisionnement.

Pour la FRC, s’opposer à des principes relevant des droits fondamentaux est un non-sens absolu. Si elle soutient aussi fermement l’initiative, c’est aussi parce qu’elle l’estime indispensable à une consommation durable. Car les consommateurs sont souvent accusés d’être à l’origine des pratiques peu durables ou éthiques des entreprises, alors même qu’ils sont en bout de chaîne et ne disposent pas des informations nécessaires à un choix éclairé.

Il existe certes des labels, il s’agit même de la seule possibilité pour s’orienter vers des produits plus ou moins responsables. Difficile toutefois de ne pas s’y perdre entre engagements réels et certifications trompeuses. De plus, ces initiatives privées renchérissent souvent exagérément le prix des produits du fait de marges excessives ou simplement du coût de la certification. Améliorer l’offre en amont n’est donc pas un mauvais calcul, même en termes de coûts.

Surtout, les labels se limitent à certains aspects d’une petite catégorie de produits. Il n’y a donc généralement aucune traçabilité concernant les multiples matières premières qui composent la plupart des objets que nous utilisons quotidiennement: une simple carte bancaire contient par exemple de l’or, du nickel, du cuivre et de l’argent dont les consommateurs ne savent rien et dont ils ne peuvent influencer les conditions de production.

Contrairement à ce qu’affirment les détracteurs de l’initiative, celle-ci ne réduira pas la liberté de choix des consommateurs: choisit-on sciemment d’acheter des produits ayant impliqué le travail forcé d’enfants ou l’utilisation de pesticides toxiques interdits en Europe? Du fait de l’impossibilité pour les consommateurs de disposer de toutes les informations nécessaires, il est bien plus efficace de pousser les entreprises peu regardantes vis-à-vis des activités de leurs filiales à l’étranger à améliorer leurs pratiques. Pour un marché durable et éthique, les multinationales doivent assumer leur part de responsabilité.

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