SSR

Position de la FRC concernant le vote sur la redevance

«Deux cents francs ça suffit», vraiment? Une initiative demande de réduire la redevance annuelle radio-télévision, fixée actuellement à 335 francs, à ce montant. Le texte est soumis au vote populaire le 8 mars 2026. La FRC rejette catégoriquement cette baisse.

Enjeux collectifs

21 janvier 2026

  1. De fausses économies

Faire croire que les ménages vont économiser grâce à une redevance à 200 francs par an est très discutable. Avec une réduction de l’offre, les consommateurs seraient poussés à conclure différents abonnements coûteux chez des prestataires privés. Difficile dans ce cas de parler d’économies!

  1. Une offre concurrentielle

Le service public de la SSR propose une offre variée et de qualité. La majorité de la population peut se retrouver dans la diversité des programmes proposés. Le rapport quantité/prix de contenu proposé est bon. Pour un peu moins de 30 francs par mois, l’offre est extrêmement concurrentielle. 

  1. Des inégalités dans l’accès aux prestations audiovisuelles

La redevance actuelle permet à toute la population, indépendamment du revenu, de l’âge ou du lieu de résidence, d’accéder à une information fiable, à des contenus culturels et à des programmes de divertissement. Une baisse drastique de la redevance favoriserait un modèle à plusieurs vitesses, où seuls ceux qui peuvent se permettre des abonnements supplémentaires auraient accès à certains contenus. Du point de vue de la protection des consommateurs, cela va à l’encontre du principe d’égalité d’accès à ces différentes prestations.

  1. Un affaiblissement de l’indépendance des médias

Un service public audiovisuel financé principalement par la redevance dépend moins des annonceurs et peut ainsi remplir sa mission d’information de manière indépendante. Réduire la redevance augmenterait mécaniquement la pression commerciale, avec le risque d’une information davantage dirigée par les intérêts publicitaires, au détriment de ceux des consommateurs et de la qualité journalistique. En outre, dans un paysage médiatique marqué par la multiplication des plateformes, des algorithmes et des fausses informations, un service public fort joue un rôle de repère fiable. Pour les consommateurs, disposer d’une source d’information accessible et vérifiée est un véritable service d’intérêt général et c’est même essentiel pour la démocratie ainsi que pour le débat public. Réduire les moyens de la SSR affaiblirait ce contrepoids essentiel.

  1. Davantage de difficultés à informer largement le consommateur

Parmi ses différentes missions, la FRC a pour tâche d’informer largement le consommateur. Or depuis quelques années, elle constate une réduction générale de la couverture médiatique. La presse écrite est particulièrement touchée. La taille des rédactions diminue et les journaux régionaux romands sont de plus en plus dépendants de contenus rédigés outre-Sarine. La FRC perd ainsi en visibilité dans les journaux. Ajouter à cette tendance négative une SSR aux moyens réduits diminuerait encore plus les possibilités pour la FRC de toucher largement le public romand.

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