Assurance-annulation

Pas de voyage, pas de remboursement ! Vraiment ?

Certains assureurs refusent systématiquement de couvrir un dommage. Sous la pression de la FRC, ils finissent par plier, mais sans pour autant admettre leurs obligations. Cherchez l’erreur…
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Archive · 05 février 2013

Photo: Sébastien Féval

«En avril 2012, j’ai réservé un voyage pour me rendre en Egypte le 16 juin. Début mai, lors d’un chek-up de routine, mon médecin a diagnostiqué trois pathologies inattendues à soigner au plus vite. J’ai très mal supporté le traitement antibiotique qui m’a été prescrit et j’ai été admise aux urgences le 12 juin. Le lendemain, comme mon état de santé empirait, mon médecin m’a interdit de voyager, pour ne pas risquer de graves complications. Mon assurance-annulation refuse d’intervenir. Pouvez-vous me soutenir?»
Ioana Mercaldi

Une maladie qui empêche de voyager, c’est très ennuyeux. Mais une assurance-annulation qui nie l’évidence et se refuse à assumer ses obligations contractuelles, cela irrite fortement le globe-trotteur qui a justement souscrit un contrat le protégeant. Et tout autant la FRC, pour qui certaines assurances ont érigé en sport national le fait de tenter de se soustraire à tout remboursement de frais.

Certificat béton !

Après examen du dossier, la FRC a acquis la certitude que la position de l’assurance-annulation de voyage l’Européenne, basée à Bâle, n’était pas soutenable. En effet, lors de la réservation de son séjour, Ioana Mercaldi était en parfaite santé et ne soupçonnait aucune maladie. Son check-up n’était qu’une formalité.

La FRC a donc adressé un courrier à l’assureur pour exiger qu’il assume ses obligations contractuelles. D’une part, les certificats médicaux produits étaient unanimes; d’autre part, l’impossibilité de voyager de Ioana Mercaldi n’était pas due à une maladie, et encore moins à une maladie préexistante, mais à une intolérance au traitement sévère qui lui avait été administré.

Remboursement sans obligation

Il n’a pas fallu plus de quinze jours à l’Européenne pour répondre à la FRC qu’elle acceptait de s’acquitter des frais d’annulation, toutefois «sans reconnaissance d’une obligation juridique». Qu’à cela ne tienne, Ioana Mercaldi a obtenu le remboursement de son voyage, c’est l’essentiel. Néanmoins, une question reste en suspens: pourquoi donc une assurance accepte-t-elle de payer lorsqu’elle ne le doit pas, si ce n’est pour éviter de reconnaître son erreur…

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