Santé

Où sont passées mes dents ?

«Ma fille s’est fait extraire trois dents lors d’un contrôle auprès de son orthodontiste. Elles n’étaient pas sur le point de tomber. On les lui a enlevées sans qu’elle puisse réagir ni que je sois au courant. Le praticien peut-il agir ainsi sans le consentement des parents?» Célia R.
Droit et contrats

Archive · 30 août 2016

Un traitement sans consentement du patient ou du représentant légal est interdit. Image Point Fr/shutterstock.com

FRC | L’orthodontiste aurait dû s’adresser à vous pour obtenir le consentement en vue de son intervention. Et cela bien qu’il soit très souvent nécessaire d’enlever des dents saines pour pouvoir obtenir le résultat voulu lors d’un traitement de ce type. En effet, le contrat qui lie le dentiste à son patient est un contrat de mandat: cela signifie que le praticien doit tout mettre en oeuvre pour parvenir à l’objectif fixé. Il a une obligation de moyen, et non de résultat. A cela s’ajoute bien évidemment le devoir d’informer son patient – ou son représentant légal – du traitement qui sera exécuté. Ceci est d’autant plus important que toute intervention sur le corps est une atteinte à son intégrité. Ainsi, les traitements sans consentement sont interdits.

A contrario, cela signifie que le consentement libre et éclairé est un fait justificatif de l’atteinte. Le patient doit être capable de discernement (CC, art. 16), ce qui ne semble pas être le cas de votre fille en raison de son jeune âge, mais cette capacité s’apprécie de cas en cas. Si le dentiste n’a à aucun moment requis votre consentement ou expliqué en quoi consistait le traitement, son intervention pourrait constituer une lésion corporelle simple au sens de de l’art. 123 du Code pénal.

Fausses actions
Conforama passe à la caisse

12 mois d'enquête et 6 ans de procédure judiciaire. L'enseigne versera 1,5 million à la collectivité pour des fausses promotions repérées et dénoncées par la FRC.
SI

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Les caisses des supermarchés exposent massivement les consommateurs, en particulier les enfants, à des produits malsains. La FRC a analysé plus de 2500 denrées situées près des sorties de 30 magasins en Suisse romande. Face à l’augmentation préoccupante du surpoids et de l’obésité chez les jeunes, il est urgent de prendre des mesures afin de modifier ce marketing irresponsable.
04 mars 2026 Sucreries aux caisses, stop!
Conforama

Prix barrés

1,5 million de francs pour de fausses actions: les dessous d'une saga judiciaire

Le public suisse est friand d'actions et d'offres promotionnelles, d'autant plus qu'elles sont fréquentes. Ce qu'il ignore souvent, c'est qu'elles sont peu régulées. Mais quand elles se révèlent fausses, elles deviennent aussi l'une des sources principales de plaintes à la FRC. Au point de pousser l'association à enquêter dès 2016 pour mettre fin à ces pratiques. Un effort qui aboutit à une condamnation de Conforama, sur le point de verser un montant historique de 1,5 million de francs à l'État de Vaud pour compenser les gains indus réalisés via des promotions trompeuses. À l'occasion du 15 mars, la Journée des droits des consommateurs, la FRC raconte les coulisses d'une saga judiciaire inattendue de plus de dix ans et pleine de rebondissements.
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