Automobile

Miracle à la société de recouvrement

N'oubliez pas de régler les modalités de paiement de leasing au moment de divorcer.
Argent Droit et contrats

Archive · 21 janvier 2009

"Je viens de recevoir un commandement de payer pour le montant de 22 500 francs, plus 4000 francs de frais, pour une voiture prise à l'époque en leasing avec mon ex-mari que je n'ai jamais conduite! Je suis désespérée, car non seulement je n'ai pas et n'ai jamais eu la voiture, mais je n'ai pas les moyens de payer une telle somme! Je gagne tout juste de quoi nous permettre de vivre à ma fille et à moi..."

C'est ainsi que Mme P. est venue chercher de l'aide auprès de la Permanence de la FRC, complètement désemparée. Elle avait bien déjà cherché à trouver un arrangement avec la société de leasing, mais sans aucun succès. Et son ex-mari, bénéficiaire des prestations de l'assurance invalidité, n'a jamais voulu non plus lui proposer quoi que ce soit.

Nous nous sommes donc saisis de ce dossier empreint d'une résonance humaine importante et avons écrit aux deux parties concernées, d'une part, à la banque qui avait accordé le crédit, BANK-NOW, d'autre part, à la société de recouvrement, WECO INKASSO AG. La banque nous a ensuite contactés téléphoniquement, tout d'abord pour nous exposer les détails de ce dossier, mais également pour nous suggérer de nous adresser directement à WECO INKASSO, à Lausanne, à qui la créance avait été cédée intégralement. Dès le moment où un dossier lui est cédé, la société de recouvrement a toute latitude pour prendre les décisions sur le fond.

C'est M. Positano qui a été chargé de traiter ce dossier auprès de WECO INKASSO. Contacté par téléphone, celui-ci a immédiatement émis le souhait de trouver une solution pragmatique. Il a été sensible aux arguments financiers et personnels évoqués, et s'est dit très ennuyé de la situation dans laquelle se trouvait Mme P. C'est pourquoi il s'est engagé, si nous lui fournissions toutes les preuves, à libérer notre sociétaire de cette dette. Il fallait pour cela réunir plusieurs documents, dont le budget de Mme P., sa déclaration d'impôts et un descriptif de sa situation de famille.

Sans encore vraiment y croire, nous avons demandé lesdits documents à notre sociétaire, qui les a fournis rapidement, puis les avons transmis à M. Positano. La réponse n'a pas tardé: suite à nos explications, et au vu des documents remis, Mme P. a été totalement libérée de cet engagement! Désormais, seul son ex-mari est donc responsable de cette dette, même si Mme P. a encore du mal à y croire...

Il est particulièrement rare de rencontrer une écoute et un peu d'humanité auprès des sociétés de recouvrement. C'est pourquoi la FRC tient tout spécialement à saluer l'intelligence avec laquelle M. Positano, de la société WECO INKASSO, a su gérer cette situation, et la compréhension dont il a fait preuve.

Il convient de relever encore que Mme P. s'est retrouvée dans cette situation après un oubli majeur survenu lors de son divorce. En effet, signataire à l'époque avec son mari d'un contrat de leasing, elle restait obligée jusqu'au complet paiement des redevances de leasing, à moins d'être, par jugement de divorce, libérée de ce contrat qui ne concernait que son mari. Il est donc important de se souvenir de ce type de contrats au moment du divorce pour éviter de tels désagréments.

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