Commerce

Migros: des amendes de parking plus chères que les courses

La FRC a récemment reçu plusieurs témoignages de consommateurs surpris de recevoir une amende de stationnement après avoir stationné dans le parking d'un supermarché Migros. Parfois, le prix de l'amende de stationnement dépasse celui des achats. Nous avons interpellé le géant orange. 

Argent Droit et contrats Conditions générales

20 avril 2026

À l'entrée du parking de la Migros (notamment à Delémont et à Bienne-Centre Brügg), il n'y a plus de barrières. Cela n'a pas éveillé la méfiance de quelques consommateurs, qui ont fait leurs courses avant de repartir comme ils étaient arrivés, sans se douter qu'une mauvaise surprise les attendrait quelques jours plus tard: une facture de 60.-, à laquelle s'ajoute le prix usuel du parking (selon la durée de stationnement)! 

Plusieurs personnes, choquées de recevoir une telle «amende» - parfois plus chère que les courses effectuées ce jour-là - contactent la FRC. Toutes assurent n'avoir pas vu ni été informées qu’un nouveau système de paiement pour le parking était en place depuis l’enlèvement des barrières à l’entrée de certains centres commerciaux. 

Vérification faite dans les conditions générales et sur une page dédiée du site de Migros, la mise en place d’un système de lecture des plaques d'immatriculation et la possibilité de payer son stationnement directement sur place à la borne de paiement, via le système Migros Park&Go ou dans les 24 heures après le stationnement sur un site dédié, est effectivement annoncée. On trouve même une liste des centres commerciaux concernés (en l'état en grande majorité en Suisse alémanique). Et les conditions générales prévoient bel et bien des «frais» de 60.- en cas «d'infraction».    

L'indulgence? Pas chez Migros

N'empêche que les témoignages reçus soulignent que l’information n'est pas affichée de manière suffisamment claire dans les parkings concernés. C'est pourquoi la FRC a interpellé Migros, l'invitant à améliorer la signalétique dans les centres concernés et à faire preuve d’indulgence en adressant d'abord un premier avertissement aux contrevenants, avant de facturer ces «frais». 

Dans sa réponse, Migros assure avoir mis toutes les mesures en place pour que sa clientèle soit dûment informée. Elle admet néanmoins qu'il peut arriver «que, lors de périodes de forte affluence ou en fonction des spécificités de certains sites, cet accompagnement ne puisse être assuré de manière continue ou que certaines personnes n’aient pas pu s’informer malgré les dispositifs existants».

Le porte-parole de Migros ajoute que la mise en œuvre de l’ensemble de ces mesures sur les sites concernés sera revérifiée et que les équipes concernées seront sensibilisées à l’importance de l’accompagnement de la clientèle. Finalement, la FRC est remerciée pour sa «démarche constructive et pour la qualité du dialogue engagé», mais sa proposition de politique de tolérance est balayée. 

Un conseil? Restez attentifs, l'ère du temps n'est pas à la gratuité des services. En cas de doute, mieux vaut poser une question à un employé du service clients, afin de s'éviter des déconvenues ultérieures.

Pourquoi la FRC interpelle-t-elle des entreprises?

Notre association ne fait pas que recueillir des dénonciations, elle fait aussi évoluer les pratiques commerciales. Par exemple en prenant directement contact avec les entreprises plusieurs fois dénoncées ou dont les produits ont été testés, pour obtenir plus d'explications, signaler les difficultés rencontrées par les consommateurs et si possible obtenir des changements en leur faveur. 

Même lorsqu'il n'y a aucune infraction à la loi, notre action reste déterminante. En privilégiant la transparence et le dialogue constructif avec les acteurs concernés, la FRC propose des solutions concrètes pour améliorer le quotidien des consommateurs. 

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