Cosmétique

Masques de beauté jetables aux compositions douteuses

Fabriqués à partir de matériaux tels que coton, bambou ou cellulose et imbibés de toutes sortes d’ingrédients actifs, ces masques se posent directement sur le visage et se jettent après une utilisation.

Santé Cosmétiques

05 février 2025

L’offre pour ces produits a explosé: hydratants, antirides, antitaches, contre l’acné, coup d’éclat, purifiants, repulpants ou détox, les allégations sur les étiquetages promettent souvent une efficacité immédiate. Les influenceuses en font également une promotion massive sur les réseaux sociaux, ce qui entraîne une consommation importante de ces produits, notamment par de très jeunes filles, attirées par les emballages colorés, avec des visuels de licorne, de panda ainsi que la variété des parfums proposés. Certains de ces produits ont été testés par nos confrères de l’émission À Bon Entendeur ainsi que par nos collègues français de 60 Millions de Consommateurs. Petit tour d’horizon des principaux écueils.

Composition et utilisation

En termes de composition, on trouve différents principes actifs dans ces masques, en fonction de l’effet promis. Leur qualité est donc variable. Les masques hydratants contiennent généralement moins d’ingrédients nocifs que les masques antirides, qui sont de loin la catégorie la plus problématique pour la santé. Par exemple, le butylphényl méthylpropional, une substance sensibilisante et suspectée d’être un perturbateur endocrinien, se retrouve très souvent dans les produits antirides et doit être évité. Quant aux masques contre les boutons, ils contiennent très souvent de l’acide salicylique, un principe actif souvent utilisé contre l’acné et également suspecté d’être un perturbateur endocrinien.

Certains masques contiennent des composés parfumants, qui peuvent être irritants et allergisants comme le limonène, le linalol, le géraniol ou le citronellol.

Si l’on peut trouver quelques bons masques, le principal problème réside dans le manque de transparence de beaucoup de marques sur différents aspects essentiels: absence d’information sur la fréquence d’utilisation conseillée (appliqués trop souvent, même des ingrédients peu nocifs peuvent être irritants) et aucune mention visant à dissuader les très jeunes filles de les utiliser. Ces produits, développés pour les adultes, ne conviennent pas à la peau des plus jeunes, qui est plus sensible.

Et l’environnement dans tout ça?

L’autre problème de ces masques réside dans leur empreinte environnementale: outre la production de coton, bambou ou cellulose – polluante et grande consommatrice de ressources – la quantité de déchets non recyclables générés comparée à celle d'un masque traditionnel en tube est notable. Certes, ces produits présentent l’avantage de ne pas finir dans les eaux usées. Certains seraient même compostables à domicile. Cette allégation est toutefois fort étonnante sachant que certains ingrédients ne devraient jamais terminer dans l’environnement et encore moins être utilisés pour faire croître un potager! Sans parler de la mention «biodégradable», souvent présente, qui sème la confusion quant à la manière de les éliminer. Ajoutez à cela les nombreux logos, couleurs et allégations suggérant la durabilité et vous obtenez de beaux exemples de greenwashing pour un produit à usage unique!

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