Aliments pour enfants

Les fabricants ne tiennent pas leurs promesses: la junkfood est partout

Nos voisins allemands ont analysé 281 aliments pour enfants: 90% sont trop gras, trop salés et trop sucrés. Pourtant, les fabricants s'étaient engagés à faire du marketing responsable.

Alimentation … Nourriture et boissons … Nutrition Pub et arnaques … Marketing ciblé

Archive · 26 août 2015

Les résultats suisses ne sont guère plus brillants que ceux des Allemands. Shutterstock.ch

L’association allemande Foodwatch a analysé 281 produits pour enfants issus d'entreprises signataires du «EU Pledge». Selon cette initiative à laquelle elles ont pourtant souscrit de manière volontaire, les firmes s’engagent à ne pas promouvoir d’aliments malsains auprès des enfants. Or le constat est alarmant: 90% des produits sont trop gras, trop salés ou trop sucrés d’après les critères que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publiés début 2015. Seuls 29 aliments sur les 281 analysés devraient être promus auprès des enfants.

Qu'en est-il en Suisse?

Ce qui se passe en Suisse est-il à l'image de ce sombre résultat? La FRC avait analysé les aliments des spots TV diffusés durant les programmes pour enfants en 2011: le résultat n'était guère meilleur, leur assiette étant surchargée de fastfood et de friandises. L’enquête FRC sur les aliments pour enfants dans les supermarchés suisses avait montré que les douceurs étaient trop largement surreprésentées (83,7%).

En attendant de nouveaux pointages, la FRC maintient ses recommandations pour améliorer l’effet du Swiss Pledge :

  • Toute entreprise du secteur agroalimentaire devrait limiter son marketing à l'encontre des enfants. Bien que Rivella ait rejoint les entreprises signataires du Swiss Pledge, les firmes qui ne se sentent pas concernées sont encore trop nombreuses.
  • Les critères nutritionnels pour décider quel produit mérite d'être vanté auprès du jeune public doivent être ceux que l’OMS a préconisé au début de l'année 2015, et non les critères des entreprises, moins stricts.
  • Limiter l’effet du Pledge aux  enfants de moins de 12 ans est trop restreint. Ce cadre doit s'étendre jusqu’à l'âge de 16 ans, comme c’est le cas pour la bière et le tabac.
  • Le Pledge doit couvrir toutes les techniques de marketing: les médias traditionnels, les nouveaux médias, mais aussi les emballages, l'habillage du point de vente tout comme celui d'un évènement qui rassemble des enfants.

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