Crème pour les mains

Lutter avec efficacité contre la peau abîmée

De l’épicerie au métro en passant par le centre commercial, le gel hydroalcoolique et les lavages fréquents lui mènent la vie dure.
Maison et loisirs

Archive · 28 juin 2021

Photo: shutterstock.com

Une nouvelle routine, à la fois amie et ennemie, accompagne notre quotidien depuis plus d’un an. Certains plus que d’autres auront remarqué que leur peau tiraille et se dessèche. «Le gel hydroalcoolique confère un effet asséchant et fait fuir l’eau contenue dans l’épiderme. Il altère, de ce fait, la barrière épidermique, cette frontière contre les agents externes constituée d’eau, de graisses et de céramides. Et là, c’est la sécheresse, relate Philipp Spring, dermatologue au Centre dermatologique et dermato-chirurgical des Croisettes (VD). Se laver plus régulièrement les mains simplement avec de l’eau – qui est en soi un irritant lorsque répété – va accentuer cet état-là.» Quant aux savons, par un effet détergent «délipidisant », ils aggravent l’altération de la barrière avec une activation du système immunitaire cutané favorisant l’inflammation. «En temps normal, tout cela occasionne des symptômes. Mais durant cette pandémie, ces facteurs sont les principaux responsables de la recrudescence d’affections, souvent dans le cas d’une aggravation dermatologique sousjacente, comme l’eczéma ou le psoriasis », souligne celui qui officie aussi sur la plate-forme de télédermatologie DermApp et qui voit depuis 2020 de nombreux patients consulter.

Si des rougeurs ou des démangeaisons sont une gêne significative pour la qualité de vie, il convient de demander un avis professionnel. Sinon, c’est vers les cosmétiques que l’on songera à se tourner. «A la maison, il est conseillé d’utiliser un bon produit lavant, type nettoyant surgras qui laissera un léger film protecteur, ou tout autre article sans savon, à base de cold cream ou de savon de Marseille, conseille Christelle Monney, secrétaire générale de l’Association suisse des esthéticiennes avec CFC. De plus, il est important d’appliquer régulièrement une crème pour les mains.» Alors qu’une ou deux fois par jour demeurait suffisant avant, autant en user désormais après chaque lavage. «L’idéal est d’alterner entre formules riches et hydratantes», suggère encore Christelle Monney. «Et soyez généreux sur les quantités, ajoute Philipp Spring. Vous serez étonné de constater la capacité d’absorption d’une peau asséchée!»

Ce que les autres en disent

L’an dernier, trois magazines de consommation, suisse, français et allemand, ont décortiqué diverses crèmes pour les mains. Points à retenir de ces lectures.

PRODUITS | Les crèmes naturelles sont qualitativement meilleures que les conventionnelles. Elles contiennent toutefois souvent plus d’allergènes et d’irritants. L’application FRC Cosmétiques permet, en scannant les codes-barres, de sélectionner le produit le plus adéquat.

MARQUES | Alors que certaines références de Kneipp ou Neutrogena finissent sur le podium, d’autres des mêmes marques terminent bonnes dernières. La faute aux perturbateurs endocriniens, à la présence de Lilial, aux MOAH – cancérogènes – ainsi qu’aux PEG, des dérivés du pétrole, qui rendent la peau plus perméable aux composants potentiellement nocifs. Ces substances ont été retrouvées dans certains tubes Mixa, L’Occitane ou Dove.

PRIX | Si le format de poche peut être pratique pour un usage ponctuel, l’emballage a un coût environnemental important. Quant au prix au litre des petits formats, il grimpe jusqu’à 200 fr. pour un tube de L’Occitane, alors qu’une crème Cien de Lidl ne coûte que 7 fr. 92.

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